Bull. Soc. Min., 1879, t. Il, p
la température de 100° suffit pour transformer assez rapidement en libélhénite le phosphate tribasique de cuivre. Ils ont vu se former ce phosphate dans un grand nombre d’expériences, soit en chauffant avec l’eau le phosphate obtenu par précipitation, soit en faisant réagir l’acide phosphorique sur l’oxyde ou le carbonate de cuivre.
On obtient, d’après MM. Friedel et Sarasin, des échantillons de libéthénite atteignant 1 millimètre, lorsqu’on opère en vase clos à 180°, avec un excès d’acide phosphorique. Les cristaux sont formés des faces m et a 1 . On a mm = 87° 30' et a 1 a* = 70-71°.
Les auteurs ont reconnu que le produit artificiel, comme la libéthénite naturelle, calciné dans un petit tube bouché, se change en une poudre brune à chaud, devenant à froid d’un beau vert. Au contraire l’olivénite ne donne dans les mêmes conditions qu’un produit brun.
0LIVÉNITE.
SCuO,AsO» -F- CuO,IIO Cm 2 (O//)As0 4 .
L’olivénite possède les mêmes gisements que le minéral précédent, avec lequel elle est isomorphe.
M. Debray 1 a obtenu de petits octaèdres vert olive, identiques avec l’olivénite, par chauffage en tube clos avec de l’eau ou de l’azotate de cuivre, de l’arséniate trieuivrique précipité. La réaction a lieu vers 120°.
MM. Friedel et Sarasin 2 ont observé que l'olivénite est relativement moins stable que la libéthénite dans les mêmes circonstances. Elle cède souvent la place à d’autres arséniates de cuivre, ou à des arséniates doubles de soude et de cuivre.
CHftLCOLITE.
2U s 0 5 ,Cu0,Ph0 3 -t- 8110 (UOyCniPhO'y-hWO.
Gisement. — Ce minéral appartient, comme le précédent, aux produits secondaires des filons concrétionnés.
Méthodes de reproduction. —M. Debray 3 a préparé la chalcolite en lamelles quadratiques vert pâle par digestion vers 60° du phosphate tribasique de cuivre avec une solution de nitrate d’urane. Réciproquement, le même sel s’obtient par réaction, dans les mêmes circonstances, du nitrate de cuivre sur le phosphate d’urane précipité.
M. Debray a cherché à reproduire par la même méthode l'autunite ou uranile 2U 2 0 3 ,Ca0,Ph0 5 -t- 8HO, laquelle constitue le sel calcfque correspondant à la chalcolite et peut être considérée comme isomorphe avee cette dernière, malgré sa
forme rhombique. M. Debray n’a pas réussi à voir se former l’autunite, mais il s’est constitué à sa place le sel U 2 0 3 ,CaO,II0,Ph0 3 -4-nlIO.
ZEUNÉRITE
2U 2 0 3 ,Cu0,As0 5 4- 8HO {UO)*Cu{AsO'f +8fl»0.
Werther 1 a obtenu ce sel, correspondant à la chalcolite, en faisant bouillir de l’arséniate d’urane avec de l’acétate de cuivre.