BLENDE
ZnS ZnS
Gisement. — Ce composé est toujours un minéral de filons concrétionnés.
-, Reproductions accidentelles. — On a fréquemment rencontré des échantillons de blende dans les produits des usines métallurgiques. Elle forme des masses cristallines de nuances variées, lamelleuses ou compactes. L’éclat est métallique ou adamantin; le produit est plus poreux que la blende naturelle. On voit souvent dans les cavités des cristaux octaédriques portant les modifications p et b 1 . Les principales provenances sont l’usine d’argent de Lautenlhal (Harz), l’usine Frédéric de Hesse, où se traitent des schistes cuivreux de Mansfeld, et surtout celle de Susum dans les monts Altaï (v. Leonhard) ’.
Parfois la blende s’est formée par voie humide, du sulfate de zinc ayant été réduit par des substances organiques. C’est ainsi qu’on a trouvé 2 des cristaux de blende sur les vieux boisages de la mine de Silbersand, près Mayen (Prusse Rhénane).
Méthodes de reproduction. — C'est sans doute à la würtzite que doit être rapporté le produit cristallin obtenu par Delme 3 en chauffant un mélange de soufre et d’oxyde de zinc. Il en est de même de celui qu’a préparé M.Sidot* par fusion et recuit prolongé du sulfure de zinc amorphe.
De Sénarmont 3 a reproduit la blende en chauffant à 200° en vase clos du sulfure de zine amorphe avec une dissolution sursaturée d’acide sulfhydrique.
Durocher 6 a obtenu le même composé en faisant réagir dans un tube chauffé au rouge l’acide sulfhydrique sur le chlorure de zinc; on recueille ainsi des cristaux gris ou gris brunâtre, dont la forme dominante est le tétraèdre.
M. Baubigny 7 prépare la blende cristallisée en chauffant en vase clos une solution un peu acide de sulfate de zinc dans une atmosphère d’acide sulfhydrique.
On peut citer trois corps qui n’existent pas dans la nature, mais qui trouvent leur place ici, parce qu’ils sont isomorphes avec la blende. Ce sont le séléniure de zmc, le tellurure de zinc et le tellurure de cadmium. M. Margottet 8 les a préparés en recuisant le séléniure ou le tellurure amorphe dans un courant d’hydrogène. Ce sont des dodécaèdres rhomboïdaux, très allongés suivant un axe ternaire,