C. R., 1851, t. XXXII, p
6. C. R., 1851, t. XVXTT, p. 409. — Ann. dephys. et ch., t. XXXII, p. 129.
des circonstances identiques à celles qui lui avaient donné la proustite, sauf remplacement de l’arsenic par de l’antimoine. Les cristaux sont formés des combinaisons pb l ou d}b l .
M. Margottet 1 a également opéré absolument comme pour la proustite. Il prépare d’abord par fusion un sulfure double d’argent et d’antimoine avec grand excès de soufre; puis la masse est recuite à 440° dans un tube scellé où le vide a été fait; après plusieurs alternatives de chauffe et de refroidissement, on ouvre le tube, on distille le spufre en excès et l’on recueille un culot d’argent rouge avec géodes remplies de prismes hexagonaux.
PANABASE.
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La panabase ou cuivre gris est un minéral propre aux filons concrétionnés. Sa composition est très complexe, car les sulfobases qui y figurent peuvent être des sulfures de cuivre, argent, fer, zinc, mercure.
Durocher 2 a cependant reproduit cette espèce, où entrent tant d’éléments divers, par réaction simultanée, au rouge, de l’acide sulfhydrique et des chlorures d’arsenic ou d’antimoine sur les chlorures de cuivre, argent, fer, etc. Suivant les proportions relatives de ces chlorures, il obtenait diverses variétés; de même, en employant l’arsenic ou l’antimoine, il préparait soit de la panabase arsenicale claire ( tennan tite), soit de la panabase antimoniale foncée. On recueille des tétraèdres gris d’acier ou noir de fer; clivables suivant les faces de l’octaèdre; D =4,5 à 5,2.
M. Daubrée* a observé la formation accidentelle de panabase antimoniale en
tétraèdres ^ a 1 , modifiés par un biseau | a*. Ils s’étaient formés sur des objets, de bronze trouvés dans les constructions romaines des sources de Plombières.