‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 61 sur 240 · Bull. Soc. Min., 1883,"t. VI, p · texte numérisé non relu

Bull. Soc. Min., 1883,"t. VI, p

Ainsi la calcination du cuivre à l’air donne, comme on sait, une couche rose de protoxyde sous une couche noire de bioxyde; en opérant au chalumeau sur l’extrémité d’un fil de cuivre, portant d’abord le métal au rouge blanc, puis recuisant quelques minutes au rouge, on obtient un peu de protoxyde en petits cristaux rouges.

On prépare encore, d’après Malaguti 1 , le protoxyde de cuivre en masse cristalline par fusion dans un creuset bien clos de 24 parties de sulfate de cuivre anhydre avec 29 parties de limaille de cuivre. On peut substituer au mélange précédent celui de 100 parties deCuO,S0 3 + 5HO avec57 parties de NaO,C0 2 -t-10HO; on évapore à sec et le résidu pulvérisé est fondu une demi-heure au rouge blanc avec 35 parties de limaille de cuivre.

Nous avons observé nous-même que le bioxyde de cuivre projeté dans le chlorure de calcium fondu donne naissance à un vif dégagement d’oxygène en même temps qu’à des octaèdres microscopiques de- protoxyde, groupés en dendrites à la façon du sel ammoniac, d’un rouge orangé par transparence.

La voie humide permet aussi d’obtenir la cuprite.

Ainsi la réduction bien connue des sels de cuivre par la glucose en présence des alcalis donne lieu à un précipité rouge brique de protoxyde, lequel est d’autant plus cristallin que la réduction s’est faite plus lentement.

On peut préparer de beaux cristaux cubiques 8 rouges d’oxyde cuivreux par lente réaction électro-chimique. On plonge une baguette de cuivre de telle sorte qu’elle soit baignée dans une solution concentrée de nitrate de cuivre à sa partie inférieure et par de l’eau pure à sa partie supérieure. Le dépôt se fait sur la baguette; d’après Wôhler, le sulfate de cuivre réussit moins bien que le nitrate dans cette préparation et le chlorure ne peut être employé.

Becquerel 5 a également obtenu la cuprite sous forme de beaux octaèdres, en chauffant à 150°, dans un tube vertical scellé, une baguette de cuivre avec une solution de nitrate de cuivre et un peu de bioxyde du même métal,

M. Iïiban 4 , dans un travail d’ensemble sur la décomposition des sels organiques par la chaleur, a reconnu qu’une solution de formiate ou d’acétate de cuivre, chauffée en tube clos à 175°, abandonne, entre autres produits, de beaux cristaux cubiques et octaédriques, souvent tabulaires ou allongés suivant un axe quaternaire, de cuivre oxydulé.

PROTOXYDES NON CUBIQUES

Page 1