‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 80 sur 240 · APO · texte numérisé non relu

APO

MgO. 27,0 26,0

Cr*0 3 . 1,2 »

CoO. » 1,76

Densité. 3,452 3,54

1. Ann. de phys. et chim., 1848, t. XXII, p. 211. — J. pr. Chem., t XLIII, p. 472. — C. U t. XXV, p. 279.

On recueille une masse cristalline dont la surface est couverte de figures triangulaires ; on y voit de nombreuses géodes remplies de cristaux octaédriques. Ceuxci sont débarrassés de leur gangue par l’action de l’acide chlorhydrique. Un excès de magnésie favorise la cristallisation. Les cristaux de spinelle rose deviennent temporairement verts par la calcination ; ils rayent le quartz.

Ebelmen 1 a répété son expérience avec plus de succès encore dans les moufles de la fabrique de boutons de porcelaine Bapterosse à Paris. Les cristaux atteignaient 3 à 4 mm ; ils offraient la combinaison a 1 b 1 .

M. Daubrée 2 a obtenu des cristaux de spinelle en faisant passer un courant de chlorure d’aluminium en vapeurs sur de la magnésie chauffée au rouge.

M. Stanislas Meunier 5 a mis en oeuvre un procédé analogue ; il faisait réagir simultanément le chlorure d’aluminium et l’eau en vapeurs sur du fil de magnésium chauffé au rouge. Le produit obtenu est formé de cubes et d’octaèdres incolores, très durs, inattaquables aux acides et non polarisants.

GAHN1TE.

Zn0,Al s 0 3 . ZnAPOK

Gisement. — C’est un minéral propre aux gîtes métamorphiques (talcsehistes, cipolins, etc.), où il accompagne la zincite, la franklinite, la willémite, etc.

Reproductions accidentelles. — M. Degenhardt 4 a étudié la matière bleue qui avait depuis longtemps été signalée comme incrustant les moufles des fours à zinc silésiens. Il y a reconnu la présence de l’alumine et de l’oxyde de zinc ; il s’est assuré que le produit ne s’attaque pas à l’acide fluorhydrique et a conclu à la présence du spinelle zincique.

Cette manière de voir a été confirmée par MM. Wohlfahrt, Schulze et Stelzner 6 , qui ont appliqué aux fragments des moufles les méthodes de la pétrographie; ils ont reconnu au microscope un silicate ferrozineique vitreux infiltrant et enduisant la matière des moufles. Dans ce verre s’étaient développés des cristaux de willémite, de tridymite, d’une espèce triclinique (probablement anorthite zincique), et surtout de nombreux octaèdres de gahnite. Les cristaux de cette dernière espèce sont transparents, incolores ou bleuâtres; ils deviennent jaunâtres par calcination à l’air. Leurs dimensions sont de quelques centièmes de millimètres; ils sont généralement groupés en dendrites à la façon de la magnétite des roches. MM. Schulze et Stelzner sont parvenus à les isoler et ont fait les analyses dont voici le tableau :

1. C. R-, 1851, t. XXXII, p. 330. — Ann. de chim. etphys., t. XXXIII, p. 34. — J. pr. Chem.. t. LIV, p. 43. — Ann. Chem. Pharm., t. LXXX, p. 250. — Ph. Centr., 1851, p. 293.

2. C. R., 1853, t. XXXIX, p. 135. — L'Inst., 1853, p. 241. — J. pr. Chem., t. LXIII, p. 1. - Phïl. Mag., t. IX, p. 315.

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