Expérience inédite
7. C. R., 1858, t. XLVI, p. 764. — Ann. Chem. Pharm., t. CVIII, p. 55. — J. pr. Chem., t. LXXIV, p. 157. — Dingl. pot. J., t. CXLVIII.
8. C. R.. 1861, t. LIII, p. 199. — L’inst. 1861, p. 257. — Ann. Chem. Pharm., t. CXX, p. 182. — Jahrb. f. Min., 1862. p. 80. — Jaliresb., 1861, p. 7.
ayant essayé de minéraliser, par un courant d’acide chlorhydrique au rouge, le protoxyde de fer amorphe obtenu par le procédé de M. Debray, il a constaté que celui-ci se détruit en donnant naissance à du chlorure ferreux en même temps qu’à de beaux octaèdres de fer oxydulé.
M. Kuhlmann 1 a fait cristalliser l’oxyde magnétique de fer par fusion à l’abri de l’air d’un mélange de sulfate ferreux et de chlorure de calcium.
M. K. von Hauer 2 a constaté la formation de fer oxydulé octaédrique, lorsque! l’on grille au rouge du chlorure ammoniaco-ferrique. Les mêmes cristaux prennent naissance lorsque l’eau et le perchlorure de fer réagissent au rouge dans un tube très fortement chauffé.
De beaux échantillons de magnétite ont été obtenus par M. Debray 3 en fondant du phosphate ferrique avec trois ou quatre fois son poids de sulfate de potasse : il suffit de reprendre par l’eau pour isoler les cristaux.
G. Rose 4 a constaté qu’une perle de borax sursaturée d’oxyde de fer, chauffée dans la flamme réductrice du chalumeau, se trouble par refroidissement, et reprise par l’acide nitrique, abandonne de très petits octaèdres noirs, opaques, souvent groupés.
M. Sidot 5 a obtenu des octaèdres de magnétite par calcination du coleotar au rouge blanc pendant douze heures.
Enfin, MM. Fouqué et Michel-Lévy 6 ont observé dans presque toutes leurs expériences de fusion la production du fer oxydulé en octaèdres. Toutes les fois que le magma est suffisamment ferrugineux, par exemple dans le cas du basalte, on voit la magnétite s’isoler tantôt en grains cristallins isolés, tantôt en belles arborisations rectangulaires ou chapelets d’octaèdres, dans des conditions identiques à celles que présente la magnétite des roches basiques. Le fer oxydulé se reconnaît à son opacité complète par transmission et à son reflet bleuâtre par réflexion. Il est à remarquer que dans les expériences de MM. Fouqué et Michel-Lévy, comme dans les roches éruptives, le fer oxydulé cristallise aux deux temps de consolidation ; malgré sa difficile fusibilité, on le trouve non seulement à l’état d’inclusions dans les autres minéraux, mais encore moulant des espèces plus fusibles que lui.