‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 92 sur 240 · Bull. soc. chim., t. XXVII, p · texte numérisé non relu

Bull. soc. chim., t. XXVII, p

il forme encore une partie intégrante d’un grand nombre de roches (voir le chapitre des Roches ). Il n’est donc pas étonnant que beaucoup d’expérimentateurs en aient poursuivi la reproduction. *

On va voir que des difficultés considérables se sont présentées dans ces recherches, et que, trop souvent, on a obtenu, au lieu du produit cherché, delà tridymite ou des matières colloïdes analogues à l’opale. De plus, les cristaux de quartz artificiel ont presque toujours affecté la forme prismée e 2 pe'U habituelle aux échantillons filoniens. Les diverses variétés de quartz des roches n’ont jamais été reproduites, particulièrement les grains bipyramidés, des granulites, porphyres, rhyolites, les associations intimes de quartz et de feldspath, des pegmatites et de certains porphyres (micropegmatites), les grains moulés sur les autres éléments de la roche, qui caractérisent les granités ; d’ailleurs les conditions de formation des roches acides sont tout à fait inconnues.

Reproductions accidentelles. — La présence du quartz n’a pas été signalée avec certitude dans les produits accidentels des hauts-fourneaux.

Les variétés de silice trouvées dans ces circonstances, par exemple à l'usine d’Olsberg 1 sont des masses soyeuses, asbestiformes, ou des sphérolites peu distincts. Jeffreys 2 a obtenu en faisant réagir la vapeur d’eau sur les parois d’un four à porcelaine chauffé au rouge blanc des échantillons de silice semblables aux précédents.

Méthodes de reproduction. — M. Schafhautl 3 a annoncé avoir reproduit le ijuartz en dissolvant de la silice gélatineuse dans l’eau (marmite de Papin chauffée pendant huit jours). La solution limpide doucement évaporée aurait laissé déposer des cristaux de quartz e 2 pe'U.

On doit à de Sénarmont 4 une série d’expériences absolument authentiques qui lui ont donné des cristaux microscopiques de quartz avec leur forme habituelle, leurs stries transversales, et des propriétés optiques normales. Ce savant y est parvenu en chauffant plusieurs jours à 550° dans un tube de verre une petite quantité de silice gélatineuse avec de l’eau chargée d’acide carbonique ou renfermant un peu d’acide chlorhydrique.

M. Daubrée 3 a fait réagir la vapeur d’eau sur le chlorure ou le fluorure de silicium et n’a pas obtenu ainsi de produit nettement déterminable. L’action de SiCl 2 ou SiFl 2 sur des bases diverses ne lui a guère donné que des silicates. Mais en chauffant à 320° dans des tubes de verre de l’eau pure ou de l’eau minérale de Plombières, il est parvenu 5 6 à attaquer le verre qui s’est couvert d’enduits siliceux,

1. Kocb, Beitrâge zur Renntniss d. kryst. Hütten-Producte, p. 34.

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