Partie non magnétique
Dans la partie magnétique on trouve 0,0076 de soufre correspondant à 0,012 do pyrrhotine :
Fer . 94,2
Nickel avec traces de cobalt . 5,7
Dans la partie silicatée, l’acide chlorhydrique dissout ;
Magnésie . . 35,1
Chaux . 0,1
Nickel . I
, traces
Oxyde de manganèse . )
Sont inattaquables par l’acide :
Silice . 56,7
Alumine . 3,5
Protoxyde de fer . 14,5
Soude . 2,3
Potasse . 0,1
Chaux . 3,2
Magnésie . 19,6
Fer chromé . 0,13
M. Domeyko exprime la composition minéralogique de la manière suivante:
Fer nickelé . 26,1
Péridot . 58,1
Oligoclase . 6,4
Augite . 29,4
11 mentionne en outre des traces de pyrite magnétique, de phosphure et de fer chromé, ne représentant pas plus ensemble de 0,002 du poids total.
I, Annales de l’Univ. du Chili, 1859, p. 323.
Khetree. — Analyse de Waldee Analyse minéralogique :
Fer nickelé . 18,55
Pyrrhotine et schreibersite . 5,22
Matières terreuses solubles . 35,18
Matières terreuses insolubles . 42,56
La partie insoluble est un minéral augitique qui ressemblerait très exactement à la trémolite et à l’actynote, si les deux tiers de la chaux n’y étaient pas remplacés par de l’oxyde de fer.
D’après M. Waldee, la densité des parties claires est égale à 3,743, et celle des parties foncées à 3,612.
Kérilis. — Les faces de la météorite tombée à Kérilis^ sont recouvertes d’une croûte remarquablement épaisse et généralement chagrinée , sur laquelle quelques grains métalliques font fortement saillie. Çà et là brillent des paillettes de mica, d’origine évidemment terrestre, aussi bien que l’argile qui salit la surface de l’échantillon en certains points.
Une cassure artificielle a mis à découvert une surface frottée et striée intérieure, sur laquelle ont été écrasés et étirés les grains de fer nickelé, comme il arrive souvent. Considérée dans sa cassure, cette météorite est d’un gris foncé, avec des taches ocracées, qui résultent évidemment d’une altération qu^ la météorite a rapidement subie depuis sa chute, comme il pourrait résulter de traces de protochlorure de fer.
Sa structure grésiforrae résulte de l’agglomération de grains très différents les unes des autres. Les uns, parfois assez volumineux, sont d’un blanc crayeux ; les plus nombreux sont d’un gris cendré. On distingue çà et là des grains globuliformes [chondrites de Gustave Rose) et des grains arrondis, d’un jaune de bronze, consistant en pyrrhotine. Sur le fond pierreux et sur les surfaces striées qui traversent la masse, on voit aussi de nombreuses grenailles de fer nickelé, qui apparaissent de toutes parts à la suite d’un polissage artificiel. Elles sont de tr“s faible dimension et d’une forme tuberculeuse, très irrégulière.
La densité de la météorite, à la température de 21", est égale à 3,51.
Soumise à l’action de l’acide chlorhydrique, la météorite perd environ 60 pour 100 do son poids. La partie attaquée consiste en un mélange de péridot, de fer nickelé et de pyrrhotine, qui est reconnaissable à l’hydrogène sulluré qui se dégage.
Le résidu inattaquable, examiné au microscope, contient un très grand nombre de grains cristallins, très actifs sur la lumière polarisée, dont quelques-uns présentent des contours prismatiques. On y observe aussi, d’une part, des clivages parallèles entre eux, îsposés les uns suivant la longueur du prisme, les autres perpendiculairement, — d’autre part des inclusions, comme on en rencontre toujours dans l’enstatite des météorites.