‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 202 sur 280 · LES MÉTÉORITES ÉRUPTIVES · texte numérisé non relu

LES MÉTÉORITES ÉRUPTIVES

LA DËESITE.

Le fer de Deesa, dont j’ai donné d’une manière aussi complète qu’il m’a été possible la composition chimique puis la composition minéralogique, diffère profondément de toutes les roches extra-terrestres que j’ai eu l’occasion d’étudier et je puis ajouter de toutes celles qui e.vistent actuellement dans la riche collection du Muséum d’histoire naturelle, à l’e.xceptiou du fer d’Hemalga, classé dans le même type lithologique.

Par quelques caractères il se rapproche de la météorite de Toula, Netchaevo (Russie' , mais il présente avec elle des différences très notables sur lesquelles il n'y a pas lieu d’insister ici.

Seule, la déesite possède la structure bréchiforme qui a été décrite plus haut, et la coexistence d’un état si nettement cristallin de sa partie pierreuse avec une structure si confuse de sa matière métallique.

Cependant l’étrangeté de la masse qui nous occupe disparaît si, au lieu de la comparer en bloc aux autres météorites, on rapproche successivement de celles-ci sa partie métallique puis sa partie pierreuse. Alors on observe en effet non seulement des analogies, mais même des identités qui me paraissent extrêmement instructives.

Comparaison de la partie métallique avec les fers météoriques. — Sous le rapport de la composition chimique, la partie métallique du fer de Deesa se rapproche de plusieurs fers météoriques et spécialement de celui que Brard a découvert à Caille, dans le midi de la France, en 1828.

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