LES PRINCIPALES COLLECTIONS DE MÉTÉORITES
Dans la plupart des capitales, les musées d’histoire naturelle comprennent une collection de météorites. A Paris, à Londres, à Berlin, à Vienne, à Saint-Pétersbourg, à Calcutta et ailleurs, des collections de ce genre sont extrêmement importantes. Notre frontispice représente le meuble où est disposée la série des météorites du Muséum d’histoire naturelle. Cette collection, commencée par Cordier, a été très considérablement accrue parM. Daubrée. C’est aujourd'hui une des plus belles du monde, elle renferme beaucoup d’échantillons uniques. En 1882 un catalogue rationnel en a été publié; il est précédé de notions générales sur les météorites et présente les diverses chutes d’après la classification qui a été donnée plus haut.
A Londres, la collection publique de météorites est exposée au British Muséum; elle est fort riche et son dernier catalogue est un guide populaire destiné à vulgariser les notions de météoritologie.
A Vienne, la très belle collection publique a été fondée par Homes et considé rablement agrandie d’abord par Haidinger et actuellement par M. Brezina et M. Tscliermak.
A Gottingue, une collection importante est exposée à l’Université.
Le musée minéralogique de Dresde contient une intéressante série dont le catalogue, établi suivant la classification de M. Tschermak, a été récemment publié par M. Purgold.
A Harlem, M. le professeur de Baumhauer, secrétaire de la Société hollandaise des sciences, a exposé une nombreuse suite dont le catalogue est tenu à jour et qui s’accroît constamment.
L’Université de Bologne possède, grâce aux soins de M. Bombicci une collection fort intéressante.
C’est à M. Nordenskiôld, que le musée de Stockholm doit d’être richement pourvu.
La collection de Madrid ne paraît pas avoir de catalogue publié.
h’Indian Muséum de Calcutta possède une collection spécialement digne d’intérêt à cause des nombreuses météorites indiennes qui y sont représentées.
Parmi les collections particulières je mentionnerai ; en Angleterre celles de M. Greg à Manchester et celle de M. Nevill, à Goldaming, qui sont d’ailleurs actuellement sorties des mains de leurs fondateurs. La seconde est maintenant à Londres ; — à Vienne celle deM. de Braun; — à Saint-Pétersbourg celle de M. Siemaschko; — à Louisville (Kentucky) celle de Lawrence Smith, malheureusement menacée de dispersion depuis la mort de son savant fondateur; à Amlierst (Massachussets) celle de M. Shepard qui offre un intérêt exceptionnel.