Poggendorffs Annalen., t. XCIX, p
mais il ii’est pas impossible que ce minéral provienne simplement du sol sur lequel la météorite a séjourné *.
Sur une des masses de fer de Cohahuila (Mexique) pesant 2d0 kilogrammes, M. L, Smith a de même remarqué ® une petite quantité d’une incrustation, couvrant environ 15 centimètres carrés de la surface du corps ; sur une autre, qui pèse 275 kilogrammes, on voit une incrustation qui occupait à l’origine plus de 200 centimètres de la surface ; cette matière est fortement attachée au fer, et, lorsqu’on la casse (ce qui est souvent arrivé par suite d’un maniement opéré sans précaution), une partie du fer qui a été oxydé se détache en même temps ; l’épaisseur de la croûte varie de 1 à 5 millimètres.
Cette substance raye facilement le spath calcaire ; la surface en est irrégulière et granuleuse; si on la brise perpendiculairement à la surface du fer, on peut très bien la polir et l’on observe alors sur plusieurs morceaux une structure irrégulière et ondulée, parallèle à la surface du fer, avec des veines jaune et brun foncé; en contact avec les acides, elle fait effervescence. C’est une incrustation d’aragonile.
Voici, d’après M. Lawrence Smith, la composition de ce minéral ;
Carbonate de chaux . . . 93,10
Sesquioxyde de fer . 1,00
Magnésie . traces
Résidu insoluble . 4,60
Eau . 1,00
Quant à sa formation, il est évident que cette matière s’est incrustée sur le fer après la chute de ce dernier.
BBEUNNERITE.
La breunnerite est un carbonate double de magnésie et de protoxyde de fer, découvert par M. Des Cloizeaux dans la météorite d’Orgueil Comme c’est le seul carbonate dont la présence dans les météorites soit absolument incontestable, nous croyons devoir analyser la description de M. Des Cloizeaux. La breunnerite de la pierre d’Orgueil se présente en cristaux excessivement petits (l à {• de millimètre de côté), qui ont l’apparence de parallélipipèdes obliquangles traversés par des fentes qui semblent indiquer un triple clivage ; l’un des cristaux observés par l’auteur, portait une petite troncature triangulaire sur un de ses angles solides obtus ; à l’extérieur, les cristaux offrent un faible éclat nacré et à l’intérieur quelques places translucides d’une couleur grisâtre à côté de parties opaques et noires.
APATITE.
M. Rammelsberg a reconnu la présence de l’apatite dans la météorite alumineuse