‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 77 sur 280 · Quarterly Journal of the Chemical Society, t. XI, p · texte numérisé non relu

Quarterly Journal of the Chemical Society, t. XI, p

H8 encyclopédie chimique.

Elle pèse 780 kilogrammes et a environ 1 mètre de hauteur, 47 centimètres de largeur et 37 centimètres d’épaisseur. Elle présente, presque en totalité, sa sqrface naturelle, mais non une croûte analogue à celle du for de Braunau. Cette croûte a sans doute été détruite par l’oxydation.

Sa forme générale est celle d’un tronc de pyramide triangulaire dont les arêtes sont émoussées ; sur la surface se voient des dépressions sur lesquelles nous aurons l’occasion de revenir. On en distingue quelques-unes très grandes, représentant de véritables cuvettes, et sur les parois de celles-ci un très grand nombre de capsules beaucoup moins larges ; on y voit aussi, sur un point, de petites dépressions serrées les unes contre les autres et rappelant, malgré la différence évidente d’origine, les empreintes que feraient des gouttes de pluie tombant sur une pâte molle.

Des cavités cylindroïdes dues à la disparition des rognons de troilite s’observent sur le fer de Charcas comme sur celui de Caillé dont nous allons parler.

Si l’on soumet une lame polie du fer de Charcas à l’expérience de Widmanstætten, on voit se dessiner des figures avec beaucoup de netteté.

La densité du fer de Charcas est, d’après mes mesures, égale à 7,71

Sa composition est, d’après une analyse approximative que nous avons faite au laboratoire de géologie du Muséum, représentée par les nombres suivants :

Fer . 93,01

Nickel . 4,32

Silicium . traces

Résidu insoluble . 0,70

Soufre . non dosé

Le résidu insoluble contient 25,584 pour 100 de schreibersite et une forte proportion de graphite.

Durango. — Analyse de John*.

Fer . 91,5

Nickel . , . 6,5

Cobalt . ■ . 2,0

Chrome . traces

Densité, d’après Rumler, 7,885.

1 . Jahrbuch für Minéralogie, année 185G, p. 281 . Voyez aussi même recueil, année 1858, p. 169.

Elhogen. — Analyse d’Holger‘:

Fer . 94,69

Nickel . 2,47

Cobalt . 1,59

Manganèse . 0,88

Chrome . - . 0,12

Alumine . 0,19

Perte . 0,06

Densité d’après Rumler, 7,734.

Red River. — Analyse de Silliman et Hunt ^ :

Fer . 90,911

Nickel . 8,462

Cobalt . 0,500

Phosphore, carbone et antimoine . 0,500

Densité d’après Rumler, 7,829.

Caille. — Le fer de Caille a été découvert par Brard en 1828. Il servait de bancà la porte de l’église, où il avait été anciennement apporté de la montagne Audifert, située aux environs : on l’y avait trouvé il y a deux siècles, dit Brard, à la suite d’un violent orage", et il était connu dans le pays sous le nom âe Pierre de fer.

Ce magnifique échantillon, qui ne pèse pas moins de 625 kilogrammes, offre une forme fragmentaire évidente. Ce qu’elle présente de’ plus remarquable est une face plane qui rappelle un clivage et qui mesure environ 50 centimètres dans chaque sens : cette face résulte de la juxtaposition d’un très grand nombre de triangles équilatéraux, tous alignés pax’allèlement entre eux de façon à dessiner un réseau régulier, et qui décèlent la structure octaédrique de la masse. L’orientation uniforme de tous ces triangles prouve que non seulement la partie qui offre cette disposition est cristallisée, mais qu’elle représente un fragment d’un cristal unique de dimensions gigantesques. Rappelons à ce sujet que le fer terrestre que l’on obtient en cristaux se présente presque toujours en cubes et non en octaèdres. Quant à l’origine de cette face d’arrachement, il n’est pas douteux qu’elle soit artificielle, et c’est ce que démontre surabondamment la trace des outils qu’on voit sur une partie de son pourtour.

Une surface polie de ce fer donne les figures de Widmanstætten avec une très grande netteté.

On a signalé depuis longtemps dans le fer de Caille les cavités qu’on a d’abord crues artificielles, tant leur forme générale est régulière. Elles sont cylindroides, et très allongées par rapport à leur diamètre ; on en distingue nettement une douzaine

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