‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e appendiceChapitre 84 sur 280 · Comptes rendus, séance du 23.mars · texte numérisé non relu

Comptes rendus, séance du 23.mars

Augusta. — Nous avons sur le fer d’Augusta un grand mémoire de M. Mallet que nous avons déjà eu l’occasion de citer On sait que ce fer était l'eprésenté par quatre masses pesant 64S950, 25S429, 16‘,441 et ls644, découvertes par la charrue et présentant une écorce ocracée. Ces masses étaient magnétiques et présentaient même des pôles multiples.

Les densités sont égales à

La structure interne est compacte, fortement cristalline, et renfermant quelques particules de troïlite.

Les acides donnent des figures très larges et très belles. Le fer n’est pas passif, mais l’acide azotique le rend passif fort aisément. Il réduit le cuivre assez lentement du sulfate.

L’action prolongée de l’acide détache des lames de schreibersite flexible et magnétique .

Voici les résultats d’analyses :

Fer .

Cobalt .

Cuivre .

Étain .

. . traces

Manganèse . . .

traces

Phosphore . . .

Soufre .

Chlore .

. . traces

Carbone ....

Le nickel et le fer furent sépai-és dans une solution froide et étendue à l’aide du carbonate de baryte, et les précipités obtenus furent soigneusement essayés au point de vue de leur pureté avant que leurs poids fussent acceptés comme corrects.

Une attention spéciale fut accordée à la détermination de l’étain, M. Lauwrence Smith ayant déclaré^ qu’il n’a jamais rencontré l’étain dans les météorites. Le précipité par l’hydrogène sulfuré contenant le cuivre et l’étain fut dans chaque cas préparé avec la solution de plus de 100 grammes de métal.

« Je suis persuadé, dit M. Mallet, que le chlore n’est pas d’origine météorique, mais s’est introduit dans la masse durant son séjour dans le sol. Le suintement de chlorure ne se voit que là où existent des fissures communiquant avec l’extérieur. »

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