I. CHALEUR SPÉCIFIQUE OU CARBONE
1. — La chaleur spécifique du carbone sous scs divers états a été l’objet de nombreuses recherches ; ce corps est en effet spécialement intéressant, par les variations rapides de sa chaleur spécifique avec la température ; si l’on mesure cette donnée à la température ordinaire, on constate que le carbone, ainsi que le bore et le silicium, est en contradiction formelle avec la loi de Dulong, d’après laquelle le produit de la chaleur spécifique d’un corps simple solide par le poids atomique est un nombre à peu près constant voisin de 6.
Nous résumons dans le tableau suivant les recherches effectuées selon les méthodes connues, par Régnault, par Wullner et Bettendoi'ff, par Kopp et par de La Rive et Marcet ; nous décrirons plus longuement les travaux récents de M. Weber.
Chaleur spécilit
ue du charbon.
Régnault ‘ do
Wüllner ® et Bottendorfr de 24“à 70“
De la Rive * et Marcet de 6“ à 15“
Charbon de bois.
JJ
JJ
Charbon de cornue.
Graphite naturel.
Graphite des Hauts-Fourneaux.
Diamant.
L’inspection de ce tableau montre nettement que ces chaleurs spécifiques varient avec la température beaucoup plus rapidement que celles de la plupart des autres corps solides et qu’elles font exception à la loi de Dulong, même si l’on ne considère celle-ci que comme exprimant une relation grossière entre le poids atomique des corps et leur chaleur spécifique. L’examen de ces variations a fait penser que peut-être, à une température suffisamment élevée, la chaleur spécifique du carbone,
1. Ann. de Chim. et de Phys. (3), t. I, p. 204, et t. LXIII, p. 1.