‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 139 sur 197 · Traité de Chimie industrielle, Knapp · texte numérisé non relu

Traité de Chimie industrielle, Knapp

fréquemment employé; mais comme il se prépare avec les matières animales précédentes, nous nous occuperons d’abord de celles-ci.

A. Matières animales employées telles quelles.

Cornes. — On range dans cette catégorie non seulement les cornes trop défectueuses pour pouvoir être utilisées dans la fabrication des objets en corne, mais encore les déchets des fabriques où l’on travaille la corne, les ongles et les sabots des animaux de boucherie et des animaux morts.

Poils et chiffons. — C’est une classe assez importante : elle comprend les poils des animaux domestiques que l’on ne peut employer pour une raison quelconque à leur emploi habituel (confection des matelas, des tissus, des brosses, des balais, des pinceaux), la laine de mauvaise qualité, la bourre tontisse provenant du tondage des draps. Mais ce sont surtout les débris d’étoffes de laine qui forment la plus grande partie de ces matières, bien que leur proportion ait diminué, depuis que l’on peut carder et tisser à nouveau les étoffes de laine.

Cuir. — On n’emploie guère que le cuir rouge, soit sous forme de rognures de cuir neuf provenant des ateliers de sellerie et de cordonnerie ou de planures de cuir produites dans le travail qu’on exécute sur les peaux tannées, soit sous forme de savates, comprenant le vieux cuir, composé surtout de vieilles chaussures.

Tendons. — On emploie sous ce nom divers résidus des abattoirs. On ne se sert plus maintenant du sang qui, dans le procédé de Dippel, jouait le principal rôle.

A côté de ces matières, il en est d’autres que l’on emploie également, comme le suint des laines, mais en petites quantités.

Ce qui est intéressant à consulter dans ces matières, c’est : 1“ leur richesse en azote, 2" le poids de cendres qu’elles laissent, 5“ leur richesse en soufre. Tandis que la présence d’une grande quantité d’azote est lîne condition avantageuse, la présence des cendres et du soufre est nuisible et vient diminuer le rendement.

1“ Richesse en azote. — Les matières animales que l’on emploie contiennent environ 6 ou 7 équivalents de carbone pour 1 d’azote, tandis que le cyanogène que Ton veut obtenir ne contient que 2 équivalents de carbone pour 1 d’azote. Le carbone est donc en excès dans ces matières, et ce qui est intéressant à connaître c’est la quantité d’azote qu’elles contiennent. Cette teneur en azote varie non seulement avec la nature même de la matière employée, mais encore avec les préparations qu’elle a subies. Le cuir par exemple, avant d’être tanné, contient 18 pour 100 d’azote environ. Par le tannage son poids augmente de plus des deux tiers du poids primitif, sa richesse en azote diminue et tombe à 12,5 pour 100. Ce nombre est encore diminué dans les savates à cause des clous, des corps gras, du cirage, de la terre, de Teau; aussi les savates contiennent à peu près 6 pour 100 d’azote seulement.

CYANOGÈNE. 567

Voici un tableau où sont inscrites les richesses en azote d’un certain nombre de matières animales usitées dans cette fabrication, d’après divers auteurs.

MATIÈRES

RAPI'ORT DE L’AZOTE A LA MATIÈRE ANIMALE en centièmes, d’après :

ar souTngaclt

woccsaa

KARMRODT

Corne desséchée.

Sang de bœuf..

Chiffons. ..|

Bourre tontisse.

Bourre de bêtes à cornes.

Savates.

Raclures de cuir .

2“ Poids de cendres. — Les cendres proviennent de la terre, du sable et des parties minérales contenues véritablement dans les matières employées. L’acide phosphorique et l’acide silicique sont particulièrement nuisibles dans la fabrication du cyanure de potassium. Aussi il n’y a pas qu’à tenir compte du poids des cendres, mais encore de leur nature. Voici des nombres empruntés à Karmrodt sur la proportion et la composition des cendres fournies par diverses matières ;

MATIÈRES

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