‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 142 sur 197 · POTASSE · texte numérisé non relu

POTASSE

La potasse que l’on emploie est généralement la potasse ordinaire que l’on trouve dans le commerce (carbonate de potasse) ; on l’emploie rarement seule, mais mélangée le plus souvent avec de la potasse ayant déjà servi dans la même fabrication et que l’on désigne sous le nom de potasse bleue. Nous en reparlerons plus loin.

La potasse du commerce contient du carbonate de potasse, souvent 50 pour 100 seulement, puis divers sels tels que le chlorure de potassium, le sulfate ou le silicate de potasse. Elle contient souvent aussi des sels de soude. Quand la proportion des sels de soude est trop forte, comme dans le cas de la potasse provenant des mélasses de sucre de betteraves, on doit la rejeter ; car au point de vue de la formation d’un cyanure, la potasse et la soude ont des actions très différentes. La soude ne donne qu’une quantité de cyanure très faible, en comparaison de celle que donne la potasse. Le silicate dépotasse et les matières terreuses qui se trouvent comme impuretés dans la potasse sont aussi très nuisibles. Le sulfate de potasse se trouve transformé en sulfure qui agit énergiquement sur les chaudières en fonte et les détruit rapidement. Le chlorure de potassium n’a pas d’action nuisible. Lorsque la potasse que l’on a n’est pas assez pure, surtout quand l’impureté est du sulfate de potasse, on a tout intérêt à la purifier.

Lorsque la potasse a été chauffée avec des matières animales et que l’on a retiré de la masse le cyanure de potassium produit, il reste encore une certaine quantité de potasse, qui n’a pas été transformée en cyanure;,elle contient encore du carbonate de potasse, mais toutes les impuretés du carbonate primitif sont accumulées dans ce résidu. Aussi est-il nécessaire de le soumettre de temps en temps à une épuration.

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