‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 79 sur 197 · ABAISSEMENT DE TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

ABAISSEMENT DE TEMPÉRATURE

1 équiv.

1,0 équiv.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

On voit à l’inspection de ces nombres que l’abaissement de température qui résulte du simple mélange de l’acide cyanhydrique et de l’eau est assez considérable, puisque dans les conditions où l’on a opéré il n’a jamais été inférieur à 7",75.

On voit de plus qu’il y a un abaissement maximum correspondant au mélange formé par 3 équivalents d’eau pour un seul d’acide cyanhydrique. (Ce mélange est fait à poids égaux 5HO = 278',HCy = 27 gr.)

Voici la courbe qui correspond à ces divers nombres ; elle offre, ot) le voit, pour 3 équivalents d’eau un maximum très net.

Phénomènes de contraction. — Lorsqu’on mélange de l’eau et de l’acide cyanhydrique anhydre, on observe des phénomènes de contraction, étudiés par MM. Bussy et Buignet. Voici comment ils opéraient pour mesurer cette contraction. Ils avaient une espèce de tube-thermomètre dont le réservoir et la tige avaient été jaugés avec le plus grand soin ; la tige était divisée en dixièmes de centimètre cube. L’extrémité supérieure de la tige du thermomètre était fermée à l’émeri. L’appareil étant placé sur une balance, on y introduisait de l’acide cyanhydrique anhydre et on

CYANOGÈÎIE. 285

notait le poids d’acide employé et le volume de cet acide, à une température que l'on notait également. On ajoutait ensuite la quantité d’eau, calculée d’après le poids d'acide, sur laquelle on voulait opérer, et l’on avait son volume, d’après les tables de densité de l’eau en fonction de sa température que l’on avait observée. On laissait alors l’appareil revenir à la température initiale, après avoir bien mélangé les deux liquides, ce qui exigeait certaines précautions, à cause du diamètre de la tige du thermomètre. On s’assurait ensuite que le poids du thermomètre n’avait pas varié. En désignant alors par

•6 le volume de l’acide cyanhydrique,

v' le volume de l’eau,

v" le volume observé du mélange,

ces trois volumes étant mesurés à la même température ; ce que calculaient MM. Bussy et Buignet, c’était :

c'est-à-dire le rapport de la différence de la somme des volumes des composants et du volume observé du mélange à la somme des volumes des composants : c’est la contraction. Ils ont opéré avec diverses proportions : pour un équivalent d’acide ils ont pris successivement 1, 1 1/2, 2, 2 1/2, 3, 3 1/2, 4 équivalents d’eau. Le tableau suivant contient les résultats de leurs expériences :

ACIDE CYANmDRIQüE

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