‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 2e section (volume 2)Chapitre 81 sur 197 · Ann. Chim. Phys. (4), t. Itl. p · texte numérisé non relu

Ann. Chim. Phys. (4), t. Itl. p

288 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQDE.

Voici la courbe de ces tensions de vapeur (les ordonnées représentent le rapport de la tension observée à la tension théorique, somme des tensions de l’eau et de l’acide) :

Les forces élastiques fournies par ces mélanges ne représentent en moyenne que les trois quarts environ de celle qui correspond à la somme des tensions des deux gaz.

CYANOGÈNE.

Action du hichlorure de mercure'^. — Lorsqu’on mêle du bichlorure de mercure en poudre impalpable et de l’acide cyanhydrique anhydre, on n’observe aucun phénomène apparent, aucun signe d’affinité appréciable. Le sel se maintient à l’état solide dans toute son intégrité ; aucun changement ne survient dans la température et l’acide cyanhydrique bout au même degré exactement que lorsqu’il est seul. 11 n’y a donc pas d’actions entre ces deux substances.

Mais si, au lieu de prendre l’acide cyanhydrique anhydre, on prend l’acide étendu d’une certaine quantité d’eau, on voit se produire, au moment du mélange, des phénomènes curieux. En prenant par exemple o grammes d’acide cyanhydrique anhydre, 12 grammes d’eau et 15 grammes de bichlorure de mercure, on voit le sel se dissoudre complètement et instantanément. En même temps, la température s’élève de plus de 15 degrés, circonstance d’autant plus remarquable qu’elle contraste avec le changement d’état du sel qui devrait produire du froid en se dissolvant. Puis le liquide qui, en l’absence du bichlorure, entrait en ébullition à la température de 40 degrés, ne bout plus, après le mélange, qu’à la température do 55“. On a essayé vainement de trouver une combinaison dans la dissolution précédente ; lorsqu’on l’évapore dans le vide en présence de la chaux vive, on n’obtient, après évaporation complète, que du bichlorure de mercure pur. De même, si l’on distille avec ménagement jusqu’à siccité, tout l’acide cyanhydrique passe à la distillation. C’est à cette action de l’acide cyanhydrique sur le bichlorure de mercure que l’on doit rapporter celle qu’il exerce sur le protochlorure de mercui-e * : il décompose ce corps en mercure métallique et bichlorure de mercure par suite de son affinité pour ce dernier corps.

MM. Bussy et Buignet" ont aussi étudié l’action d’un certain nombre de corps sur les dissolutions aqueuses d’acide cyanhydrique, au point do vue de la tension de vapeur données par ces mélanges en présence de ces divers corps. Voici le tableau de ces tensions de vapeur :

1. Bull. Soc. Chtm., t, II, 1, p. 412, et Anfi. Chim Phys. (4), t. III, p. 250.

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