I. Ann. Phys. Chim. (4), t. XVII. p. 120 et
EKCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
ces faits par l’existence de deux hydrates HCy + H-0^ et HCy-l-2FPO^. Ces expériences, on le voit, ne concordent pas avec celles de MM. Bussy et Buignet, qui ont trouvé la contraction maxima et l’abaissement de température maxima pour le mélange 211Cy H- 51PO^ Ces faits pourraient s’expliquer, d’après M. Gautier, par l’union des deux hydrates llCy-t-lPO* et HCy-f-21P0^. On connaît le chlorhydrate C®AzH,HCl et le bromhydrate 2C^Azll,3HBr ayant une composition semblable à celle de ces hydrates.
10, Àcliuii des acides. — Les acides éi
irgiques se comportent avec l’acide cyan-
CYANOGÈNE. 295
hydrique d’une façon-analogue à celle du cyanogène. Ils fixent de l’eau en donnant du formiate d’ammoniaque (Pelouze ') :
C^AzH -t- 211^0^ = CmzIPOK
Si l’on mélange à volumes égaux de l’acide cyanhydrique anhydre et de l’acide chlorhydrique fumant, la température s’élève et, en cinq minutes, le tout se prend en une masse contenant du sel ammoniac et de l’acide formique.
L’acide sulfurique qui est resté en contact quelque temps avec l’acide cyanhydrique donne, quand on le distille, de l’acide formique; mais il faut, pour cela, que l’acide sulfurique ne soit pas employé en trop grande quantité; il faut en outre se tenir entre certaines limites de concentration. Trop dilué il n’agit plus, trop concentré il décompose l’acide formique produit, en donnant de l’oxyde de carbone. Ceci explique la nécessité d’employer dans la-préparation de l’acide cyanhydrique par le cyanure jaune et l’acide sulfurique, un acide dans un certain état de dilution. L’acide concentré donne en effet de l’oxyde de carbone.
Les hydracides gazeux donnent avec l’acide cyanhydrique des produits d’addition cristallisés (Gautier) :
HCy,HCl (^) ; HCy,HI (’); 3HBr2HCy(‘).
Chlorhydrate d'acide cyanhydrique (Gautier) — Lorsqu’on fait passer du gaz chlorhydrique sec à travers de l’acide cyanhydrique anhydre, maintenu à — 15" dans un fort matras, il s’en dissout une grande quantité. Quand la liqueur en est saturée, on la retire de la glace ; il n’y a pas eu jusqu’alors de combinaison, mais si l’on ferme le matras et qu’on le porte à 35 ou 40", puis qu’on le laisse refroidir, il s’y produit à un moment donné une vive réaction, avec dégagement de chaleur : la masse cristallise ; on décante la liqueur qui reste, on la sature de nouveau d’acide chlorhydrique et l’on recommence plusieurs fois.
La masse cristalline est d’abord chauffée à 40 ou 50" dans le matras même où on l’a recueillie, puis on la pulvérise rapidement et on la chauffe quelques instants, à 30" dans le vide. Le produit ainsi préparé et analysé correspond à la formule C^AzlLIICl.
Lorsqu’on le chauffe rapidement on peut le volatiliser sans résidu, mais non sans une décomposition partielle en acide cyanhydrique et acide chlorhydrique ; une portion se volatilise simultanément sans décomposition.
Ce composé se décompose facilement; il est très hygrométrique. Il est soluble dans l’eau, l’alcool absolu, l’acide acétique, le chloroforme; mais il s’altère rapidement dans chacun de ces dissolvants.
La dissolution aqueuse donne de l'acide formique et du chlorhydrate d’ammoniaque. Cette décomposition résulte de la fixation de quatre équivalents d’eau sur