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DISPOSITIONS DIVERSES DES CHAMBRES

On peut dire que la disposition, le nombre et les dimensions adoptées pour les chambres varient d’une usine à l’autre, et même dans la même usine. Toutefois les conditions pratiques de la construction et l’expérience des industriels ont conduit à adopter quelques règles générales. On est arrivé presque partout à admettre que le cube des chambres, et non leur surface, étant à considérer, les dimensions qui réunissent le mieux les conditions d’économie de construction et de manutention sont les plus convenables. 11 est clair que la forme cubique serait théoriquement la plus avantageuse, puisque c’est elle qui demande le moins de plomb pour le même . volume, mais les charpentes seraient très coûteuses. On a été amené à adopter la forme d’un parallélipipède allongé, dont la section droite a des dimensions comprises entre les limites suivantes : hauteur 5 mètres à 6“, 50, largeur 6 mètres à 8 mètres, et dont la longueur varie avec le cube total des chambres et leur nombre.

Pour ce qui concerne le cube total à donner aux chambres, on peut admettre qu’il est bon de ne pas dépasser 4000 à 6000 mètres cubes : quand on exagère les dimensions, la chambi’e de tête finit par trop s’échauffer, et un dérangement de

cause du petit diamètre du tube a, un déplacement du liquide dans le tube a, de 10 millimètres, correspond à une différence de pression de O^.OCl . Comme la capillarité a une grande influence dans

Fij. 41. Fig. k-i.

des tubes aussi étroits, il est prudent de toujours faire voyager le liquide dans le manomètre avant de faire une expérience.

Un manomètre beaucoup plus sensible, mais par contre très paresseux (llg. 42) consiste en deux flacons égaux à tubulure inférieure b, c, réunis par un tube capillaire a de 2 à 5 millimètres de diamètre, dont l’un reçoit la pression à mesurer. Les deux flacons contiennent de l’eau alcoolisée à la même hauteur; le liquide dans le tube capillaire est divisé par une bulle d’air a, dont les mouvements sont déterminés par la différence de pression entre les deux flacons. Supposons qu’on exerce sur le liquide du flacon b une pression correspondant à 2 millimètres d’eau alcoolisée, il devra se produire un abaissement de niveau de 1 millimètre dans le flacon b, et pour cela la bulle a se déplacera d’une longueur telle que le volume ainsi engendré soit égal au volume sorti du flacon b. Si donc le flacon b a une section de 200 millimètres carrés et le tube capillaire une section de 3 millimètres, le déplacement de la bulle sera de ^ = 53'"”,35 pour une différence de pression de i millimètre.

l’appareil peut causer des pertes considérables; enfin, en cas de réparation, les conditions de production de l’usine sc trouvent complètement modifiées; si, au contraire, on veut olitenir la meme production avec plusieurs systèmes de petites chambres, on se grève de frais de construction et d’entretien très forts.

Quant au nombre des chambres d’un même appareil, il y a une tendance à le diminuer.

Anciennement, lorscju’on employait l’acide nitrique tout préjiaré, on adoptait la disposition représentée dans les ligures 45 et 44 empruntées à l’ouvrage de Payen. Cette planche est relative à une usine travaillant au soufre.

La légende suivante suffira pour l’intelligence générale du dessin que nous donnons ici parce qu’il a été reproduit depuis dans presque tous les ouvrages techniques, et que l’on peut consulter sous réserves expresses des observations contenues dans la note ci-dessous * :

1 . Dans cette ligure on a conservé les anciens types d'appareils destinés à l’absorption dos vapeurs nitreuses et à la dénitrification de l’acide sulfurique nilrcux. Nous indiquerons plus loin les modifications apportées à ces appareils. Le conducteur Gay-l.ussac est beaucoup trop petit. Le premier tambour en tête C"... C' n’existe plus, l’acide sulfurique nitreux de Gay-Lussac va directement au dénitrificateur, ou aux cascades du tambour nitranl.

La disposition indiquée par les cascades en poterie (j, (J n’a jamais dû cire employée dans la pratique. Sur le dessin une seule des cascades reçoit tout l’acide sulfurique qui de là est amené par des tuyaux aux sommets des autres cascades : si, comme dans la figure, toutes les cascades sont au même niveau, lorsque la première cuvette est remplie, l’acide doit tout simplement tomber sur la deuxième cuvette, puis sur la troisième de la première cascade, puisqu’il n’a pas de charge pour couler jusqu’aux autres cascades. La première agit donc seule, il y a dès lors à craindre que l’acide arrive non décomposé jusqu’au fond de la chambre, ce qui est une cause d’usure rapide. D’autre part, sien voulait éviter cet inconvcuienl, il faudrait établir une différence de niveau calculée avec une rigueur mathématique pour déterminer une répartition exacte entre les cascades, et le moindre mouvement

ACIDE SULFUUIQUE MUNOllïDRATÊ.

A, four à soufre cluiuffant un générateur;

a, porte à coulisse d’un 2* four à soufre:

B, tuyaux de départ de l’acide sulfureux ;

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