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Partie insoluble, silice

BORE

Ces analyses se rapprochent, surtout par la forte proportion d’acide sulfurique qu’elles accusent, d’une analyse donnée par M. Salvétat (analyse 5 du tableau cidessus). Les deux premières analyses ont porté sur deux échantillons commerciaux ; la dernière sur des nodules choisis, plus purs, débarrassés autant que possible de la glaubérite et de la terre.

La présence de la soude peut être attribuée à la glaubérite qui a pri.s naissance en même temps qu'un borate de chaux, et cette substance se rencontre d’ailleurs à peu près partout dans la province.

Quant au borate, ce serait un biborate de chaux à 8 équivalents d’eau ;

2BoO%CaO + 8110,

dont la composition centésimale serait :

Acide borique. 41,18

Chaux. 16,47

Eau. 42,35

Ce n’est pas d’ailleurs le seul borate de chaux dont la iprésence puisse être admise dans les borates bruts du Pérou.

Un borate de chaux de l’Amérique du Sud, analysé par Reichardt, a présenté la composition suivante :

Acide borique.

Chaux.

Eau combinée.

Chlorure de calcium ....

Sulfate de chaux.

Sable (terre).

Ces proportions diffèrent peu de celles qui caractériseraient un borate de chaux de formule :

CaO,4BoOM2I10,

dont la composition en centièmes serait :

Acide borique. 50,72

Chaux. 10,14

Eau. 59,14

Nous rappellerons que ce borate de chaux a été obtenu à l’état cristallin par M. Bitte (p. 35).

Le borate de chaux a été rencontré également dans l’Amérique du Nord, dans les États de Californie et du Nevada, disséminé en fragments de grosseur variable, dau.s les borax bruts.

Dans l’État de Nevada, particulièrement, le borate de c])aux est l’objet d'une fort importante exploitation. Dans la partie Nord-Ouest de cet État, à proximité du Central Pacifique Railway, à 4500 pieds au-dessus du niveau de la mer, sont les sources chaudes de Hotsprings. Le sol est dénudé, nulle trace de végétation ; on ne trouve sur le sol que des laves et du sable, et des efflorescences blanches de sel marin et de sel de Glauber. Dans le sable de certaines vallées de ces montagnes, le boronatrocalcile se rencontre en fragments d’une grande blancheur que l’on désigne dans le pays sous le nom de balles de coton. — La quantité de boronatrocalcite que l’on trouve dans ces régions est telle, qu’elle suffirait à une exploitation grandiose pendant vingt-cinq ans au moins, correspondant à une production de plus de 20 000 tonnes de borax.

Le borate de chaux est plus abondant encore dans les falaises de l’Orégon, mais il y est inclus en fragments trop petits et l’exploitation est trop pénible pour être fructueuse.

Traitement du tiza. — Diverses méthodes de traitement du tiza ont été proposées et n’ont fourni en général que des résultats peu satisfaisants.

La décomposition par l’acide sulfurique en présence du sulfate d’ammoniaque présente cet inconvénient qu’il se forme du sulfate de chaux qui recouvre la matière non encore attaquée d’un enduit insoluble et la préserve contre l’action de l’acide.

Quant à la transformation en borax par la soude, soit par voie sèche, soit par voie humide, elle est toujours incomplète et paraît avoir été abandonnée.

Le procédé qui paraît donner les meilleurs résultats est celui qui a été proposé par M. Lunge (Dinqler’s Pohitech. Journ., CLXXXl, p. 570; Bull, de la Soc. ,1 n M .547).

On pulvérise le minerai et on le sépare de sa gangue et des matières étrangères qui l’accompagnent, par lixivlation ; les matières qui constituent l’enveloppe des nodules, plus lourdes, se déposent les premières et se séparent nettement du minerai proprement dit qui, dans les nodules, occupe la partie centrale. On introduit la poudre ainsi purifiée dans des bacs en plomb avec de l’acide chlorhydrique étendu d’eau (5 parties de minerai pour 2 d’acide chlorhydrique et 6 parties d’eau), puis on porte à l’ébullition, en ayant soin de remplacer l’eau à mesure qu’elle s’évapore, et cela jusqu’à ce que la dissolution soit complète. On siphonne, pour séparer le liquide d’un faible résidu insoluble et on abandonne à la cristallisation. La presque totalité de l’acide borique se dépose et il reste une solution légèrement chlorhydrique de chlorures de calcium et de sodium.

Les cristaux sont essorés ou pressés, lavés à l’eau pure et essorés de nouveau. L’acide borique qui reste dans les eaux mères est en trop petite quantité pour qu’il y ait intérêt à l’en extraire.

M. Gutzkow a indiqué un mode de traitement de la boronatrocalcite du Nevada (Amérique du Nord) différent des précédents (Chem. Centraïblatt, V, p. 66 ; Bull, de la Soc. chim., XXI, p. 471).

Le minéral pulvérisé est additionné d’acide sulfurique dans des vases en plomb, et on évapore jusqu’à consistance de bouillie épaisse. Cette bouillie se dessèche par refroidissement. On l’introduit alors dans des cylindres en fonte qu’on porte

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au rouge et l’on volatilise l’acide boritjue dans un courant de vapeur d’eau. L’acide vient se condenser dans des caisses doublées de ploinb. Afin de se débarrasser de l’excès d'acide sulfurique, les vapeurs traversent nue colonne de coke portée au rouge, qui réduit l’acide sulfurique à l’état cl’acicle sulfureux.

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