‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. Complément 1ère partieChapitre 104 sur 184 · COIVIPOSITION CHIMIQUE DE L'ANTHRACITE · texte numérisé non relu

COIVIPOSITION CHIMIQUE DE L'ANTHRACITE

L’anthracite contient très peu d’hydrogène, d’oxygène et d’azote, et perd très rarement plus de 8 pour 100 de son poids par une forte calcination; il se présente, comme la houille, en bancs plus ou moins puissants, dans lesquels le combustible est mélangé, soit à peu près régulièrement, soit au contraire d’une manière tout à fait irrégulière, avec diverses matières terreuses et avec des pyrites de fer. 11 brûle très difficilement avec une flamme courte et peu persistante ; la combustion ne peut être entretenue que sous l’action d’un courant d’air énergique et dans des appareils disposés de telle façon que la température soit extrêmement élevée. En brûlant dans ces conditions, l’anthracite produit, plus de chaleur que le coke.

L’anthracite est très compact et peu hygrométrique; les fragments qui n’ont pas été mouillés ne perdent pas plus de 2 pour 100 d’eau; exposé à la pluie, ou plongé dans l'eau, l’anthracite absorbe jusqu’à 5 et 6 pour 100 de ce liquide, et ne le laisse dégager que très lentement quand il est placé à la température ordinaire dans une chambre sèche ; il faut le soumettre pendant plusieurs heures à une température supérieure à 120“ pour lui enlever l’eau complètement.

Les matières terreuses qui se trouvent le plus ordinairement dans l’anthracite sont le sable quartzeux et l’argile schisteuse; le carbonate de chaux et la dolomie ne se présentent que rarement, il en est de même du fer carbonaté ; au contraire, les pyrites de fer sont fréquemment très abondantes, quelquefois même en quantité telle qu’il est impossible d’employer le combustible dans la métallurgie du fer. Les cendres, résidu fixe de la combustion, sont habituellement composées de sable, d’argile, d’oxyde de fer et de silicate d’alumine.

La valeur de l’anthracite comme combustible dépend beaucoup de la proportion et de la nature des matières étrangères qui lui sont mélangées; mais elle dépend encore bien plus de la propriété de ne pas déerépiter au feu. Ce sont là les deux points principaux auxquels il faut s’attacher dans l’examen de ce combustible.

La nature, le mode de dissémination et la proportion des 'matières étrangères doivent être évalués sur le carreau de la mine ou dans les magasins des usines ; au laboratoire, on ne peut faire que la détermination des cendres sur un échantillon convenablement choisi.

Quant à la propriété de ne pas décrépiter au feu, on peut la constater très aisément au laboratoire, en projetant quelques morceaux de l’anthracite proposé dans un four porté au rouge blanc, dans lequel l’appel de l’air est produit par une cheminée très élevée, et en observant de temps en temps de quelle manière les morceaux se comportent. Cette première partie de l’examen étant faite, il ne reste plus qu’à déterminer la perte par calcination et la proportion des cendres. Ces deux opérations sont faites absolument comme pour la houille. La détermination du pouvoir calorifique, par fusion avec la btharge, ne présente pas un grand intérêt, parce que l’anthracite est généralement utilisée comme combustible fixe, et que, par suite, la faculté réductrice ou calorifique des produits de la distillation n’a qu’une importance secondaire. Cependant il peut être utile, dans un petit nombre de cas spéciaux, d’obtenir quelques indications à ce sujet, et alors il faut procéder à la fusion avec la litharge avec les précautions usitées pour la houille.

Voici, d’après Régnault, la composition de divers anthracites :

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