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tous ces divers restes sont coupés ou obliquement ou longitudinalement et peu reconnaissables ; il n’est pas rare de rencontrer des espèces de lacunes e remplies de matière plus claire d’aspect résinoïde, sans trace d’organisation.
Fig. 39. — Cannel-coal de Commentry, grossissement de 200. (D’oprès M. Renault.)
Sur la figure 59, qui représente une coupe faite dans un Cannel-coal de Commentry, le nombre des organes reconnaissables au milieu de la masse de débris que l’on ne peut déterminer est bien plus grand. Ainsi, en a on voit une macrospore, en b un fragment d’enveloppe de microspore, en c une autre macrospore possédant suivant son équateur une sorte de bourrelet à l’état silicifié (il n’a pas encore été trouvé de macrosporc analogue) ; en tZ on reconnaît une coupe transversale d’un faisceau vasculaire, en e une coupe longitudinale d’une radicelle parcourue en son centre par un faisceau vasculaire extrêmement grêle ; en f se trouve une coupe transversale d’une autre radicelle, en g une portion presque complète d’un faisceau vasculaire bicentre de ra'cine ; en h, on voit de volumineux grains de pollen, rappelant ceux que l’on rencontre dans les graines silicifiées de Saint-Étienne.
Le Cannel-coal se montre donc formé d’une sorte de gangue brun foncé d’aspect résinoïde, quand on la voit sous une faible épaisseur, tenant en suspension, et disposés par couches, des débris indéterminables noirs organiques et inorganiques au milieu desquels, suivant les localités et les fragments étudiés, on trouve un nombre plus ou moins considérable d’organes végétaux faciles à reconnaître.
LeBoghead apparaît d’une tout autre façon (fig. 40) (gros > facile à réduire en plaque mince transparente, il se montre formé d’une multitude de très petites lentilles, différentes de forme et de grandeur, beaucoup plus transparentes que les bandes qui les séparent. Dans l’intérieur des lentilles, on distingue des linéaments
104 ENCÏCLOPÉDIE CHIMIQUE.
très grêles rayonnant de quelques centres, se dichotomisant plusieurs fois de suite; les ramifications viennent se perdre à la périphérie au milieu de fines granulations qui ressemblent à des spores ; on dirait avoir affaire à de nombreux mycéliums moulés dans une résine peu colorée.
l'ig. 40. — Doghead de la Nouvelle-Galles du Sud, grossissemoiit do 500. ;D'ain'ès M. Renault )
Des préparations faites dans des Boghead delà Nouvelle-Galles du Sud, d’Autim, ont présenté le même aspect.
Si les Boghead proviennent de la houillification des parties solubles ou devenues solubles par la macération et rendues à un moment donné insolubles par la houillification, on peut se rendre compte de l’aspect tout particulier que ce combustible présente quand il est vu au microscope.
M. E. T. Newton a e.vaminé au microscope la structure des schistes combustibles d’Australie, connus sous le nom de Tasmanite et do houille blanche. Ce sont des combustibles très imparfaits, car le dernier, notamment, ne contient pas moins de 68,47 pour 100 de cendres.
En traitant la houille blanche pulvéï'isée par les acides chlorhydrique et fluorbydrique, et en séparant par décantation un peu de sable blanchâtre, on obtient un résidu formé principalement de petits disques bruns, renfermant 96,63 pour 100 de matière combustible et 3,57 de cendres. Ces disques ne sont autre chose que des spores végétales, analogues aux macrospores ou aux microspores de Flémingites qu'on observe dans diverses variétés de houilles anglaises.
L’oxamen microscopique des cendres de la houille a permis à M. F. Castracane' d’y reconnaître des diatomées qui sont essentiellement d’eau douce ; quelques-unes seulement sont marines.
1, Association scientifique de France^ 1875, t. XVI, p. 10,
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On croyait généralement que les diatomées étaient d’origine géologique assez récente. M. Castracane, se fondant sur ce que les plantes favorisent la respiration animale en décomposant l’acide carbonique pour mettre l’oxygène en liberté, a conclu par induction que l’apparition des diatomées devait remonter à celle des premiers animaux aquatiques. 11 a trouvé en effet des diatomées dans les cendres de la houille d’Angleterre et a pu les reconnaître dans un échantillon de charbon de terre provenant de Liverpool.
11 a obtenu le meme succès avec la houille de Saint-Étienne, celle de Newcastle et le cannel-coal d’Écosse. Les diatomées de la houille sont des genres d’eau douce associés à quelques genres marins ; ils ne présentent pas de différence appréciable avec les genres actuellement vivants.