Rapport de la Commission du grisou
Z. Geological Survey of Ohio, 1870.
altérations lorsqu’elle est exposée à l’action de l’atmosphère et, pour une analyse précise de houille, l’on devra toujours faire choix d’un échantillon frais, en ayant soin de rejeter sa surface.
Bu ce qui concerne la proportion de la matière combustihle volatile, M. Wormley a reconnu, par une série d’analyses, qu’elle varie de 28 à 40 pour 100 du poids de la houille. De plus, la proportion de matière gazeuse fixe, dégagée de la houille, n’est pas toujours en rapport direct avec la matière combustible volatile. Par exemple, la houille contenant seulement 27,70 pour 100 de matière combustible volatile a dégagé 5,52 pieds cubes de gaz fixe par livre, tandis qu’une autre contenant 58,80 pour 100 de matière combustible volatile a dégagé seulement 3,05 pour 100 par livre.
Enfin M.VI. Wormley et Andrews ont encore reconnu que, contrairement à l’opinion généralement adoptée, le soufre de la houille n’est pas toujours complètement combiné avec le fer. En effet, une houille de Straitsville renfermait 0,56 pour 100 de soufre sur lequel 0,26 était resté dans le coke ; d’un autre côté, cette houille ne renfermait que 0,075 pour 100 de fer qui, pour se changer en pyrite ou en bisulfure, exigeait seulement 0,086 de soufre ; par conséquent 0,48 de soufre devait être engagé dans d’autres combinaisons que la pyrite.
Voici, comme exemple, les résultats de plusieurs analyses entreprises par MM. Wormley et Andrews pour éclairer cette question :
Soufre combiné avec le fer. . .
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11 est donc bien visible que la plupart des houilles de l’Ohio ont généralement une quantité de soufre notablement plus grande que celle qui est nécessaire pour former de la pyrite avec le fer qu’elles contiennent.
11 faut ajouter que M. Rush Emery* ayant entrepris des recherches analogues sur les charbons d’Iowa, est arrivé à des résultats un peu différents. 11 traitait d’abord ces charbons pulvérisés par de l’eau acidulée avec quelques gouttes d’acide chlorhydrique de manière à enlever les sels solubles de fer et de chaux; puis il dosait le fer et le soufre dans le résidu. M. Rush Emery a constaté ainsi que le soufre se trouve dans une proportion tantôt égale, tantôt supérieure à celle qui répond à la formule de la pyrite de fer; quelquefois même il est dans une proportion moindre.
Des résultats analogues ont été obtenus par M. Chauvenet pour les houilles du Missouri^. Ici encore les charbons contiennent tantôt moins et tantôt plus de soufre qu’il n’en faut pour former de la pyrite avec le fer qu’ils renferment.
Altération à l’air. — L’altération que les combustibles éprouvent, lorsqu’ils sont exposés à l’air, dépend essentiellement de leurs caractères minéralogiques
t. American Journal, 3® série, t. III, p. 34.