‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. Complément 1ère partieChapitre 97 sur 184 · HH · texte numérisé non relu

HH

HH

BH

HH

Hh

On voit que les houilles de Pensylvanie, qui ont été expérimentées n’ont éprouvé que peu de changements dans leur composition chimique, même après une exposition à Pair de plusieurs mois. Il est possible que ce résultat tienne à ce que ces houilles n’ont qu’une faible quantité d’eau ; on conçoit, en effet, qu’un combustible, contenant beaucoup d’eau et ayant une structure spongieuse, absorbera plus d’oxygène en convertissant son hydrogène carboné en eau et en acide carbonique^.

Incendies spontanés. — Ges faits expliquent facilement que, dans de nombreuses localités, les houilles soient le siège d’incendies spontanés.

On observe dans un grand nombre de points du terrain houiller de l’Aveyron, et en particulier dans les montagnes qui environnent Gransac, un phénomène digne d’attention, c’est la combustion spontanée des couches de houille qui viennent affleurer la surface du sol, combustion qui se manifeste par un dégagement de gaz et de vapeurs simulant un volcan sur une petite échelle^.

En s’approchant du lieu où cette combustion opère, on voit que le sol est miné, et l’on découvre, de distance en distance, de larges crevasses par lesquelles se dégagent de la vapeur d’eau et des fumées acides. Lorsqu’on est sur le bord de ces fentes, la chaleur devient insupportable, et l’on n’a plus lieu de s’étonner si les eflets de cette chaleur, joints à l’action des vapeurs acides, ont modifié d'une maniéré si complète les lieux dans lesquels ces actions chimiques s'effectuent.

Dans quelques endroits on observe des masses de rochers formés de conglomérats qui, sous 1 action de la chaleur, ont complètement changé d’aspect. G étaient des

1. Second geological Survey of Pennsylvanie, 1874-1875, Peport of proqress in the laboratory of the Survey at Harrisburg.

Page 1