‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. Complément 2ème partieChapitre 110 sur 114 · LE PIGOTT · texte numérisé non relu

LE PIGOTT

Ce diamant (fig. 140) fut rapporté de l'Inde par lord Pigott vers 1775. On

Fig. 140.

suppose qu’il l’avait reçu en présent du rajah de Tangore ou du nabab d’Arcot. C’est un brillant assez ordinaire, de grande surface mais manquant d’Apaisseur.

Mis en loterie en 1801 pour 30 000 livres, il échut à un jeune homme de condition modeste qui le revendit à bas prix, passa en 1818 entre les mains de MM. Rundell et Bridge, qui le revendirent presque aussitôt 50 000 livres à Ali-Pacha.

Murray dit que ce dernier, blessé grièvement par Reschid-Pacha, fit réduire la pierre en poudre à la suite d’une histoire de jalousie. En tout cas, on ignore ce qu’elle est devenue

Son poids est cité de façons bien diverses : Murray lui attribue 47'=,1/2 ; Dieulafait 81'‘,l/2; Barbot et Emanuel, 82‘',l/4; Rluge, 82^1/2. Mawe, qui l’a vue

et l’a eue entre les mains avant qu’elle passât à Ali-Pacha, dit 49 carats, ce qui doit ou devait être le poids véritable.

Page 1