DISTRICT DE K.ARNUL
M. King donne la liste suivante des gîtes diamantifères du district de Karnul :
Banaganpilly
Ramulkota .
Timapooram Yembye . . .
Byanpully. .
Gooramanconda Goodypaud .
Bannoor. . .
Devanoor . .
Shaïtancotah Beomurrooh.
Tandrapad. .
Buswapoor. .
57 milles au S. S. E. de Karnul. — Exploitation de couches.
18 milles au S. S. 0. de Karnul. — Dépôts alluviens seuls exploités. — Dépôts en couche abandonnés.
6 milles à l’E. S. E. de Ramulkota. —Exploitations de couches abandonnées.
24 milles au S. S. E. de Karnul. — Exploitations de couches abandonnées.
Localités douteuses.
i Sur la rive droite du Toongabudra, à l’E. S. Ê. de Karnul, ' abandonné.
I Sur la rive gauche du Toongabudra, abandonnés.
1 Nullamullays. — Travaux de couches et d’alluvions aban-
104 ENCYCLOPÉDIE CIIIJIIQUE.
Dans toutes ces exploitations il n’y a guère lieu de retenir que celles de Banaganpilly et de Ramulkota ; toutes les autres sont abandonnées et reeou- Yertes de jungles épaisses.
Banaganpilly. — Les gisements de cette localité ont été visités et décrits par Hevne, Newbold, Malcolrason et Voysey; c’est encore M. King qui en a faille compte rendu le plus récent et le plus authentique.
D’après lui, le gisement se trouve à la base d’une série de couches de graviers compacts et de grès appartenant à la série de Banaganpilly, qui recouvrent sur une épaisseur de 20 à 50 pieds une série beaucoup plus ancienne de schistes et de trapps avec quelques bandes de calcaire. Ces couches sont percées çà et là par des-puits d’environ 15 pieds, du fond desquels on mène des galeries à peu près horizontales qui vont rechercher les veines de gangue diamantifère.
Ces galeries sont ouvertes dans des lits de conglomérat caillouteux grossier et parfois de brèche sableuse et argileuse au milieu desquels courent des veines de matière plus schisteuse et plus argileuse encore.
Dans les mines, les coolies exploitaient une veine épaisse de 6 à 8 pouces alternant avec des lits plus durs et plus épais de grès et qu’ils disaient être le gisement du diamant. Quand elle était exposée à l’air, cette roche se transformait en un mélange argileux et partiellement bréchiforme de petits fragments arrondis et de cailloux noirs, rouges, verts, faiblement colorés et d’un quartzite mélangé de grains de quartz de diverses grosseurs.
Cette gangue est broyée, lavée, criblée et séchée sur des aires destinées à cet usage, après quoi le résidu de sahle propre est examiné par des femmes et des enfants qui y recherchent le diamant. M. King n’a pas vu de diamants in situ et n’a pas entendu dire qu’on en ait trouvé pendant son séjour à Banaganpilly, qui a duré quatre à cinq jours. 11 ne paraît pas du reste qu’on y ait jamais trouvé de grosses pierres ; les formes les plus fréquentes sont l’octaèdre et le dodécaèdre.
Ramulkota. — Ces mines ont été visitées par le capitaine Newbold en 1840, et il n’y avait alors que 20 mineurs au travail ; mais il y en avait 500 pendant la saison sèche. Les puits sont creusés dans les quartzites du groupe de Banaganpilly ; les diamants sont de petite taille et de forme cristalline irrégulière, de couleur blanche, grise, jaune et verdâtre ; les procédés d’exploitation ressemblent à ceux qui viennent d’être décrits.
D après 1 estimation de M. King, contraire d’ailleurs à celle de plusieurs autres voyageurs, c’est à ce groupe qu’il faudrait rapporter les mines de Raolconda, visitées et décrites par Tavernier dont j'ai donné plus haut le récit-