ALLIAGE D’ANTIMOINE ET DE POTASSIUM
Lorsqu’on chauffe l’antimoine avec le potassium, ces deux métaux se combinent avec dégagement de chaleur et lumière; on obtient ainsi un alliage blanc, cristallin, s’oxydant lentement à l'air quand il n’y a pas excès du métal alcalin ; on obtient ce même alliage par la calcination prolongée d’un mélange intime de carbonate de potasse, d’antimoine finement pulvérisé et de noir de fumée.
Si l’on porte par exemple, pendant deux heures, à une haute température, un mélange formé par une partie d’antimoine et de bitarlrale dq potasse (dont la calcination à l’abri de l’air fournira un mélange intime de carbone et de carbonate de potasse), on obtient un culot métallique renfermant environ 1/20 de potassium. D’après Loevig et Schweizer, lorsqu’on chauffe 5 parties de bitartrate avec 4 parties d’antimoine, lentement d’abord, jusqu’à carbonisation du mélange, puis pendant une heure au rouge blanc, et qu’on laisse le creuset se refroidir lentement dans le fourneau fermé, on obtient uu alliage contenant 12 pour 100 de potassium. Pulvérisé à l’air, cet alliage s’échauffe de lui-même, puis s'enflamme; il provoque une violente décomposition de l’eau, il sert principalement à la préparation des radicaux organométalliques de l’antimoine.
Les circonstances de production de cet alliage montrent pourquoi dans la fabrication de l’antimoine métallique, quand le métal se trouve au contact d’un alcali et du charbon, il renferme toujours un peu du métal alcalin.
ALLIAGE DE SODIUM ET ü’ANTIMOINE
L’alliage de sodium et d’antimoine se prépare de la même maqière que celui de potassium ; les propriétés de ces deux alliages sont les mêmes.