‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 12e cahierChapitre 132 sur 258 · SULFURES NATURELS · texte numérisé non relu

SULFURES NATURELS

millérite ou TRiciioPYRiTE (en Allemagne, Haarkies).

Elle se présente sous la forme de cristaux capillaires, opaques, appartenant au système rhomboédrique hexagonal, d’un jaune d’or tournant au bronze souvent avec des irisations superficielles d’un éclat métallique, Dureté* 3 r densité 5,30. ’ ’ ’

On a observé sur les cristaux les faces : p, e l P, a */ s , b 1 , e r, i\ e 2 h 1 et h 2 Angles : p e l 11 = 144°8' ; p e 2 = 110°50' ; e 1 e 5 <‘ = 138”47' ; a’ 1 / 2 a 1 ' 2 ~ lGi«22'' Clivage parallèle à p (Miller).

Elle contient ordinairement du cobalt, du cuivre et du fer en petites quanti tés. Sa teneuren nickel est de 64,80 pour 100 de métal. Sa variété, la beyrichite contienf plus de soufre el se présente en cristaux radiés d’un gris de plomb '

On la rencontre à Johanngeorgenstadt (Saxe), Przibam (Bohème), Richèls dorf (Hesse).

Analyses : Arfvedson, Rammelsberg, Genlh.

GRUNAUÏTE OU SAYNITE.

Sulfure de nickel et de bismuth, de la mine de Grünau, près de Schutzbach Elle contient, d’après Schnabel, 22 pour 100 de Ni, 10 de Bi, 11 de Co, 12 d'e

NICKEL

Cu, 6 de Fe et du plomb. Elle se présente en petits octaèdres ou cuboctaèdres brillants, dont l’éclat varie du gris d’acier au blanc d’argent. Sa dureté est 4,5 et sa densité 5,13. Elle est soluble dans l’acide azotique (von Kobell, Schnabel).

ftNNÉITE OU SIÉGÉNITE.

Sulfure de nickel et de cobalt que l’on trouve à Siégen (voy. Minerais de cobalt).

SYÉPOOR1TE OU CAROLLITE.

Sulfures de cobalt nickélifères très rares.

PENTLANDITE.

Sulfure de nickel et de fer mélangé à la chalcopyrite.

TELLURURE DE NICKEL.

MÉLONITE.

Ce minéral, quand il est cristallisé, est de forme hexagonale, avec clivage basal parfait; mais on le trouve généralement en grains indistincts ou foliacés, d’un blanc rougeâtre métallique. Sa poussière est gris foncé. Il se dissout dans l’acide nitrique en donnant une teinte verte, et laisse, après l’évaporation de la solution, un résidu d’acide tellurique. Dans le tube ouvert, il donne un sublimé fusible en gouttes incolores et laisse un résidu gris. Sur le charbon, il brûle avec une flamme bleue, en donnant un enduit volatil et un résidu gris verdâtre. Au feu de réduction, en présence de la soude, il donne du nickel métallique sous la forme d’une poudre grise magnétique (Genth).

Il a été trouvé dans la mine Stanislas à Calaverasco, dans la Californie. Ii contient des traces d’argent, de plomb et de cobalt.

ARSÉNIURES NATURELS.

NICCOLITE, NICKÉLINE, KUPFERNICKEL.

NiAs.

C’est l’arséniure dans lequel Cronstedt a découvert le nickel. Il contient des traces de cobalt, de fer, d’antimoine et de soufre. Il se présente en petits cris-

taux, et plus souvent en masses compactes, caractérisées par leur couleur, d’un rouge cuivré, associées presque constamment à l’annabergite.

Les cristaux appartiennent au système hexagonal et forment des doubles pyramides à six pans, qui paraissent isomorphes avec l’antimoniure de nickel (breithauptite). Ces cristaux possèdent aussi les faces de l’isocéloèdre b 1 et la base v Angles : pb l = 136°35'; b 1 b 1 (angle polaire) = 13&-48'.

Densité: 7,33 à 7,07. Dureté : 5 à 5,5 (Glocker).

On rencontre la niccolite à Allemont (Dauphiné) à Richelsdorf (Hesse), etc La niccolite d’Allemont et celle de Balen (Basses-Pyrénées), qui lui ressemble beaucoup, contiennent sans cloute de l’antimoniure de nickel sous une forme isomorphe.

Sa teneur en nickel est de 43 pour 100. Elle se dissout dans l’acide azotique avec une couleur verte.

Elle se produit peut-être artificiellement dans les speiss de nickel (Gurlt)

Analyses : Stromeyer, Scheerer.

RAMMELSBERGITE, Ni As 2 .

La rammelsbergite est cristallisée en prismes droits dont l’angle des faces m = 123 à 124 degrés (?).

Densité : 7,1 à 7,19(Breithaupt). Dureté: 5,25 à 5,75.

Elle renferme de petites quantités de cuivre, de bismuth et de soufre (Hoffmann).

CHLOANTITE OD NICKEL ARSÉNICAL BLANC.

Cette substance peut être considérée comme une smaltite presque complètement privée de cobalt. Elle cristallise en cubes ou cuboctaèdres opaques, d’un éclat métallique ou d’un blanc d étain. Elle contient 28 pour 100 de nickel qui peut être remplacé partiellement par du fer, du cobalt ou du bismuth. Elle est soluble dans l’acide azotique.

Il en existe plusieurs variétés, telles que la tombazite de la mine de Freudiger Berginann, près de Lobenslein, et la chatamile.

On la trouve dans la Saxe, la Hesse, etc.

Analyses : Hoffmann.

SULFOARSÉNIURES.

DISOMOSE, NICKELGLANZ, CERSDORPHITE, AMOÏBITE.

La formule approximative de cette substance est Ni S 2 -f Ni As ; c’est l’ho logue de la cobaltite. Elle contient de 30 à 35 pour 100 de nickel. ' m °"

Elle cristallise dans le système cubique et porte les faces du cube de 1’ •

NICKEL

taèdre et du solide à 24 faces; elle est hémiédrique et possède un clivage parallèle aux faces du solide à 24 faces. Son éclat varie du blanc d’argent au gris d’acier et au gris noir. Elle est tantôt écailleuse, tantôt grenue. Densité 5,6 à 6,9. Dureté 5,5.

Elle est attaquée par l’acide azotique qui forme, en la dissolvant, une liqueur verte, avec un résidu de soufre.

On l’exploite au Hartz et en Styrie, etc., pour en extraire le nickel. Ses principales variétés sont : la wodankiess , dobchauüe, amoibite, plessite, la korinite, qui se trouve en Carinthie et dont la composition est intermédiaire entre celle de la disomose et de rullmanite. Elle possède, comme la chloantite, une variété prismatique : la wolfachite.

Elle a été analysée par Berzélius, Bergmann, etc.

ANTIMONIURES DE NICKEL.

BRE1THAUPTITE , Ni Sb.

Elle se présente en petites tables hexagonales ou en masses engagées dans du calcaire, d’un aspect métallique et d’un rouge de cuivre violacé. Elle est isomorphe de l’arséniure (niccolite); outre la base et les faces du prime hexagonal, on observe sur les cristaux les faces des pyramides b 1 , ô*/ a , 6 3/S . Angles: p b 1 = 135°I5' ; p b lli = 153°38' ; pb VÎ — 123°55'. Sa cassure est conchoïdale, sa densité = 7,54 (Breithauplh). Dureté 5 à 5,5. Elle est fragile, et sa poussière est d’un brun rouge.

Haussmann l’a observée cristallisée sous forme d’aiguilles dans un produit métallurgique. Cette même observation a été faite récemment par Brard.

Analyse de Stromeyer sur un échantillon d’Andréasberg.

SULFOANTIMONIURE DE NICKEL.

ULLMANNITE.

Minéral opaque d’un gris d’acier, cristallisé en cube, octaèdre ou dodécaèdre rhomboldal, présentant un clivage parfait suivant les bases du cube, cassant. Densité 6,2 à 6,5. Dureté 5 à 5,5.

Il est attaqué par l’acide azotique et donne une solution verte, avec un dépôt de soufre et d’acide anlimonieux. Sa composition peut être représentée par la formule Ni Sb —J- NiS 3 . L’ullmannite contient 27 pour 100 de Ni. On la trouve ordinairement en masses compactes et lamellaires, au pays de Siégen et au Hartz

Dans plusieurs variétés, en particulier dans la corynite de Zepharovich, une partie de l’antimoine est remplacée par de l’arsenic.

Analyse de H. Rose.

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