‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 12e cahierChapitre 137 sur 258 · PRÉPARATION DU NICKEL · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DU NICKEL

Parmi les anciens procédés de préparation du nickel, nous citerons les suivants :

1° Réduction du protoxyde par la chaleur. — On obtient cette réduction eu chauffant le protoxyde ou son carbonate dans un four à porcelaine (Richter). D’après différents auteurs : Gmelin, Liebig et Woehler, et Laurent, c’est l’oxyde de carbone de la flamme qui détermine la réduction. On peut arriver au même résultat par un violent feu de forge.

2° Réduction par l'hydrogène. — Quand on soumet l’oxyde porté au rouge à l’action d’un courant d’hydrogène, il se réduit. 11 n’est pas nécessaire d’em-

NICKEL

ployer une température aussi élevée, car à 194 degrés le protoxyde se convertit en sous-oxyde, et à 270 degrés il passe à l’étal de poussière métallique (W. Miller). Le protochlnrure réduit par l’hydrogène fournit des paillettes métallurgiques brillantes (Péligot).

3° Réduction par le charbon. — On mélange le protoxyde ou son carbonate avec du miel, de l’eau et de l’huile, de manière à former une pâte que l’on divise en petits cubes et que l’on dessèche ainsi. On place celte matière dans un creuset et on la recouvre d’une couche de charbon en poussière, on la chauffe pendant trois heures au rouge blanc. Berthier et Erdmann renfermaient le mélange desséché dans un creuset brasqué couvert et le recouvraient d’une couche de verre pulvérisée, ils chauffaient ensuite au feu de forge.

En chauffant à une température très élevée, ils obtenaient une masse métallique fondue riche en carbone, il la plus basse température où la réduction pouvait s’effectuer ; le métal produit était poreux, vert et ne contenait qu’une petite quantité de carbone (Berthier).

4° Réduction de l'oxalate (Dœbereiner, Berzélius). — Celte méthode consiste à chauffer au rouge sous une couche de verre pulvérisé, exempte de métaux, de l’oxalate de protoxyde de nickel ou de l’oxalate de protoxyde de nickel et d’ammoniaque. On obtient ainsi un métal pulvérulent.

5° Réduction par l’électrolyse (A. et E. Becquerel). — On soumet à l’action d’un courant électrique assez faible une solution de sulfate de nickel pur ou plutôt de sulfate double de nickel et d’ammoniaque, maintenue neutre par l’addition d’ammoniaque. Le dépôt de nickel qui se forme ainsi est d’un blaue brillant avec des reflets jaunâtres.

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