CHLORATE DE NICKEL
NiO.CIO 5 + 6 HO,
En décomposant le sulfate de nickel par le chlorate de baryte, on obtient une liqueur qui, évaporée sur l’acide sulfurique, laisse déposer ce corps bien cristallisé en octaèdres réguliers vert foncé.
Ces cristaux se dissolvent facilement dans l’alcool, ils absorbent rapidement l’humidité de l’air; à la température de 80 degrés ils fondent dans leur eau de cristallisation, et à 140 degrés ils commencent à se décomposer en chlore oxygène et vapeur d’eau. A une température qui ne dépasse pas 200 degrés, ils
NICKEL
abandonnent un mélange noir d’oxyde de nickel et de chlorure qui, porté au rouge, se transforme en un chlorure basique. Si la température du rouge est maintenue, il se produit du protoxyde de nickel gris d’argent. Ce sel contient 22,5 pour 100 de NiO (Wâchter).
BROMATE DE PROTOXYDE.
Ni0.Br0 5 + 6H0.
On opère pour l’obtenir comme pour le chlorate, en traitant le sulfate de protoxyde par le bromate de baryte, et en évaporant la solution filtrée sur l’acide sulfurique. Il est cristallisé en beaux octaèdres appartenant au système cubique, solubles dans 3,58 parties d’eau froide. Quand on les chauffe ils perdent l’eau qu’ils contiennent et dégagent vivement du brome et de l’oxygène ; ils laissent un résidu de 16,47 pour 100 de protoxyde, la théorie indique 17,73 (Rammelsberg).
IODATE DE PROTOXYDE.
NiO.IO 5 + HO.
On dissout l’hydrate de protoxyde, récemment précipité, dans l’acide iodique aqueux, on évapore, et, par refroidissement, il se dépose une poudre jaune clair, composée de petits cristaux qui perdent l’eau qu’ils contiennent îl 100 degrés, et, à une température supérieure, se décomposent en dégageant des vapeurs d’iode, de l’oxygène, et en laissant un résidu de protoxyde pur. Ils se dissolvent dans 120,3 parties d’eau à la température de 17 degrés, et dans 77,35 parties d’eau bouillante (Rammelsberg).
Pleisch n’a pas pu parvenir à précipiter un sel de nickel par l’iodate de potasse. F.-W. Clarke l’a obtenu, au contraire, par évaporation lente de sa solution, sous la forme de petits cristaux verts, auquels il attribue la formule NiO.IO 5 + 6110. Leur densité = 3,695.
•PERIODATE DE PROTOXYDE.
L’acide périodique dissout le carbonate de nickel récemment préparé, en formant une solution verte ; il se forme, en même temps, de l’iodate et un sousiodate basique de protoxyde de nickel. La solution évaporée à une température très peu élevée ou, sur l’acide sulfurique, donne des prismes droits, à base carrée, avec des pointements pyramidaux. La face pyramidale fait, avec celle des prismes, un angle de 118"20'.
Cette substance est insoluble dans l’eau, facilement soluble dans l’acide périodique, et cette solution, quand on la chauffe, noircit par suite de la formation d’un hydrate de sesquioxyde et d’iodate de protoxyde.
Les formules 7Ni0.4I0 7 -f-63H0 et 7NiO.4I0 7 -{-49HO peuvent egalement bien représenter les résultats de l’analyse de ce composé (Rammelsberg).
NITRITES.