NITRATE NEUTRE
NiO AzO 5 + 6110.
On le prépare en dissolvant le métal dans l’acide nitrique. La dissolution a lieu avec échauffement et dégagement de vapeurs nitreuses.
Il se présente en cristaux vert-émeraude. On ne peut obtenir des cristaux mesurables qu’en concentrant les solutions à une température qui ne doit pas dépasser 40 ou 50 degrés, ou en laissant refroidir une solution concentrée, puis en décantant l’eau mère avant que le refroidissement soit complet. Il ne se dépose à froid que des cristaux en lamelles, paraissant avoir une forme différente des cristaux déposés à chaud, mais possédant la même composition.
Ces derniers sont clinorhombiques et isomorphes des cristaux du sel de cobalt correspondant. Ils doivent leur aspect tabulaire au développement des faces m et de la base p ; la base est principalement développée ; on trouve aussi les faces a 1 et o 1 . Angles : mm (à l’extrémité de la diagonale inclinée) = 82°20'; pm = 97°30' ; p o l = 129”30' ; pa* = 67»14'; mo* = 125«3i'; ma l = 123“3' (Marignac).
Ils fondent à 56°7' et entrent en ébullition à 136°7' ; le liquide ainsi produit demeure clair jusqu’à ce que 3 équivalents d’eau aient disparu, il se trouble ensuite, s’épaissit et laisse dégager des vapeurs nitreuses (Ordway).
Ils se dissolvent dans 2 parties d’eau froide et dans l’alcool. Ils ne s’effleurissent pas dans l’air sec ; mais, suivant l’état hygrométrique, ils deviennent légèrement déliquescents, ou s’effleurissent fortement (Tupputi).
HYPOPHOSPHITE DE NICKEL.
Ni0.P0 3 H s + 6 HO.
1° On le prépare directement en saturant l’acide hypophosphoreux en solution aqueuse par de l’hydrate de protoxyde de nickel fraîchement précipité (Rose) ;
2° Wurtz l’a préparé en décomposant l’hypophosphyte de baryte par le sulfate de nickel.
Il paraît cristalliser dans le système régulier (Rammelsberg). H. Rose, en
concentrant la solution dans le vide, a obtenu des cubes mal déterminés, tandis que Wurtz a obtenu des octaèdres plus petits que ceux du sel de cobalt correspondant. Quand on évapore les solutions à 100 degrés, une partie du nickel est réduite avec dégagement d’hydrogène phosphore. Quand on porte brusquement à 120 degrés les cristaux broyés et légèrement humides, la réduction s’effectue complètement. Chauffés à 100 degrés dans un courant d’air, ils perdent entièrement leur eau de cristallisation. Ils commencent à se décomposer entre 130 et 140 degrés ; au rouge ils perdent de l’hydrogène libre et de l’bydrogène phosphoré et se transforment en un résidu noir, insoluble dans l'acide chlorhydrique, composé de phosphure et de métaphosphate de nickel (Rammelsberg).
PHOSPHITEj)E NICKEL.
2(Ni0,H0)P0 3 .
1“ On dissout du trichlorure de'phosphore dans l’eau, on neutralise partiellement par l'ammoniaque et on ajoute du chlorure de nickel. Il se dépose à la longue des cristaux'groupés sous forme de houppes (H. Rose) ;
2° On peut aussi ajouter du carbonate de nickel à une solution de trichlorure de phosphore déjà partiellement neutralisée par la soude, et chauffer jusqu’à formation d’un précipité vert, qui devient blanc par lavage et reste à l’état de poudre verte quand il est sec.
Ce composé parait contenir 6 équivalents d’eau qu’il perd entièrement à 250 degrés. Il suffit même de l’abandonner en présence de l’acide sulfurique pour lui enlever la moitié de cette quantité d’eau (Rammelsberg).
Chauffé au rouge dans un ballon, il donne, quand il est sec, de l’hydrogène exempt de phosphure d’hydrogène ou n’en contenant qu’une trace, et du pyrophosphate de nickel. Celte décomposition alieu dès la température de 300 degrés Quand on l’évapore avec l’acide nitrique, il laisse de 97,5 à 99 pour 100 dé pyrophosphate de nickel (Rammelsberg).