ARSÉNIATE
3Ni0.As0 5 + 8110.
Annabergite (voy. Minerais de nickel). — Les analyses de cette substance ont été faites par Berthier, Stromeyer, Kersten, etc.
ARSÉNIATE DIBASIQUE DE NICKEL (COLORIANO).
2Ni0.H0.As0 3 + 2 HO.
On chauffe du nickel métallique avec une solution aqueuse d’acide arsénique, pendant*quatre heures, vers 1G0 degrés, puis on filtre la solution on l’étend d’eau et on la porte de nouveau à 1G0 degrés. On obtient de la sorte des cristaux verts, bien formés, qu’on débarrasse par lévigation de la matière amorphe.
Examinés au microscope, ils paraissent clinorliombiques. Ils sont solubles dans les acides, surtout, à chaud, et attaquables par les alcalis. La chaleur les fait passer du vert à l’orangé.
Ils perdent 2 équivalents d’eau avant 150 degrés.
La formule atomique suivante peut exprimer leur constitution :
As0 *\h+ h, °.
(Ant. Coloriano.)
NICKEL
ANTIMONIATES DE NICKEL.
NiO.SbO 6 + 6HO.
Le sulfate de nickel précipite une solution d’antimonate de soude bouillante, en donnant un précipité vert clair, floconneux qui, à 100 degrés, perd 8,70 pour 100 d’eau qu’il contient et la perd entièrement au rouge avec production de lumière (HelTter).
Sel, Ni0.Sb0 5 +12H0.
Le sel précédent se transforme sous l’action de l’eau bouillante en croûtes cristallines. Ces cristaux perdent à 100 degrés 23 pour 100 d’eau, à 200 degrés 28 pour 100, à 300 degrés 31,5. Au rouge ils en perdent 34,9 pour 100 et s’enflamment. Parfois ce composé se produit dans la préparation du précédent, il se sépare alors en jolis cristaux verts foncés, assez durs, gros comme une tête d’épingle (Hcffter).
CHROMATE DE NICKEL BASIQUE.
* Le chromate de potasse donne un précipité volumineux quand on le traite à chaud par le sulfate de nickel. Ce précipité est rouge brun, basique et complètement amorphe. Il devient jaune beaucoup plus clair, après la dessication. (Stokes, Malaguti et Sarzeau). Il n’est qu’à peine attaqué par une lessive de potasse à froid, mais par une ébullition prolongée tout le chrome est précipité (Freese).
Les données des différents auteurs sur la composition de ce sel ne sont pas concordantes. Malaguti et Sarzeau lui assignent la formule 4NiO. Cr0 3 -f-6H0; Freese, 3Ni0.Cr0 3 .3HO. D’après cet auteur, il perdrait 1 équivalent d’eau à 190 degrés et les 2 autres à 300 degrés, le dernier disparaîtrait très lentement dans l’air incomplètement sec. D’après Schmidt, sa composition varierait suivantes proportions de sulfate de nickel etdechromate dépotasse employés; en prenant de 10 à 12 équivalents de chromate pour 1 de sulfate, on obtiendrait un sel basique paraissant être un mélange de sels diversement saturés.
CHROMATE ACIDE.
Deux équivalents d’acide chromique en solution aqueuse dissolvent 1 équivalent de protoxyde de nickel, et la combinaison formée est le sel acide (Malaguti et Sarzeau). Un sel acide prend également naissance quand on évapore la dissolution du sel neutre (Freese).
CHROMATE NEUTRE.
La dissolution du sel acide laisse déposer une poudre soluble dans une plus grande quantité d’acide, et qui par évaporation ultérieure se transforme en une niasse cristalline déliquescente, parfois rouge et cristallisée en feuilles de fougère, elle constituerait le sel neutre, qui se décompose par évaporation en chroinate basique et en chromate acide (Freese).