IODURE DE NICKEL TRIAMMONIACAL
Nil,3 AzH 3 .
Quand on sature par un excès d’ammoniaque une solution concentrée d’iodure de nickel, il se précipite des flocons blancs ou bleu clair qui se redissolvent quand on chauffe lentement, avec une coloration rouge, puis bleu clair et il reste un faible résidu vert. Elle se décolore complètement par refroidissement et laisse déposer une poudre bleu clair, lourde, cristalline et de petits octaèdres bleus brillants. On obtient le même résultat par addition d’alcool.
Les octaèdres dégagent, quand on les chauffe, de l’ammoniaque, des vapeurs de chlorhydrate d’ammoniaque et de l’iode. Le résidu de l’opération paraît être un composé de protoxyde de nickel et d’iodure de nickel, d’après Erdmann Rammelsberg a obtenu, en les chauffant à 100 degrés, un peu d’eau qui paraît être de l’eau hygrométrique, puis à plus haute température des colorations rouge brun et vert noir, et un résidu pulvérulent d’iodure de nickel pur. Exposés à l’air, ils perdent de l’ammoniaque, se colorent en vert, puis en brun. Ils se dissolvent dans l’eau, en se décomposant en hydrate de protoxyde, retenant une
NICKEL
faible quantité d’iode sans ammoniaque, et en un liquide bleu qui les régénère à la longue. Ils sont très peu solubles dans un excès d’ammoniaque (Erdmann, Rammelsberg).