‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 12e cahierChapitre 20 sur 258 · HYDRATE · texte numérisé non relu

HYDRATE

Co s 0 3 .3H0.

On le prépare de plusieurs manières : 1° On met en suspension dans l’eau de l’hydrate ou du carbonate de protoxyde, on l’oxyde au moyen d’un courant de chlore, on fait bouillir avec de la soude, on lave et on sèche (Proust, Winkelblech). On peut aussi faire bouillir le carbonate fraichemeut précipité avec un excès de chlorure de chaux (Bôttger), ou oxyder au moyen de l’eau de bro me (Balard).

2° On traite une solution de nitrate de protoxyde soit par le chlorure de chaux, soit par l’eau de Javel, et on précipite par la potasse caustique.

Comme il ne se forme pas de précipité avant l’adition de la potasse, on a pensé qu’un cobaltate alcalin s’était formé, mais la précipitation par la potasse ne donne lieu à aucun dégagement d’oxygène ; pour éliminer complètement le chlore, il faut faire bouillir le précipité avec une lessive de potasse très concentrée.

3° On abandonne à l’air une solution d’un sel de protoxyde sursaturée d’ammoniaque jusqu’à ce qu’elle prenne une teinte jaune ; on la précipite ensuite dans la potasse.

M. Fremy obtient ce composé en faisant bouillir avec de la potasse les sels des combinaisons ammoniacocoballiques, tels que le nitrate d’oxycobaltiaque, le nitrate de fuscocobaltiaque.

C’est une masse noire, à cassure conchoïdale brillante qui se réduit en une

COBALT

poudre brune. Sous l’influence de la chaleur, elle perd de l’eau, puis de l’oxygène et se transforme en oxyde salin. Elle se dissout dans l’acide sulfureux et dans l’acide azoteux, en donnant naissance à du sulfate et à du nitrate de protoxyde.

Sa dissolution ammoniacale prend une teinte rouge par addition d’un morceau d’étain (Proust). Chauffé en tube scellé avec une dissolution aqueuse ou alcoolique d’ammoniaque, il n’est pas décomposé; il ne l’est pas davantage parle gaz ammoniac à 170 degrés (Vorster). Il se dissoutdans l’acide sulfurique et dans l’acide nitrique chauds avec dégagement d’oxygène, dans l’acide chlorhydrique avec dégagement de chlore, et formation d’un sel de protoxyde. Les acides tartrique, racémique et citrique le dissolvent en le faisant passer complètement à l’état de protoxyde; quand on le chauffe avec une solution d’acide oxalique, il se forme de l’oxalale de protoxyde et il se dégage de l’acide carbonique. L’acide acétique concentré le dissout lentement quand il est fraîchement précipité et la solution est bleu foncé (Remelé).

L’hydrate encore humide se dissout à chaud dans une solution saturée d’oxalate d’ammoniaque, il se dégage de l’ammoniaque et il se forme un oxalate d’oxyde salin de cobalt coloré en vert. Il se dissout de même dans le sulfite neutre d’ammoniaque en donnant une liqueur très alcaline, contenant un composé lOAzH 3 ,2Co ! 0 3 ,6S0 s ,9H0 (Geuther). Une solution neutre d’azotitede potasse est sans action sur l’hydrate, mais l’addition de quelques gouttes d’acide suffit pour déterminer la formation d’un sel double.

Une petite quantité de ce corps suffit pour déterminer à chaud le dégagement de l’oxygène du chlorure de chaux. Même fait a été observé pour l’eau de Javel.

L’hydrate préparé par M. Fremy a pour composition Co s 0 3 .HO.

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