FUSION DU NICKEL MÉTALLIQUE
Winkler a fait connaître un procédé qui s’applique également bien au nickel et au cobalt, et qui permet d’opérer rapidement la fusion de ce métal et d’éviter les difficultés que présente la coulée. Ces difficultés tiennent non seulement au peu de fusibilité du métal, mais aussi à la propriété qu’il possède d’absorber les gaz, qu’il abandonne en rochant pendant sa solidilication.il est donc nécessaire, pour que l’opération réussisse, d’arriver à une température assez élevée, d’éviter la présence du silicium et du charbon, et de couler le métal à l’abri de l’oxygène de l’air.
L’oxyde de nickel est d’abord réduit avec de la fécule, à laquelle il est intimément mélangé. Le métal noir pulvérulent qui provient de cette réduction contient plus ou moins de carbone. On l’affine en l’introduisant dans le creuset à fusion, avec de l’oxyde de nickel capable de fournir l’oxygène nécessaire pour brûler le charbon. Il faut opérer sur 5 ou 6 kilogrammes, au moins, à la fois. Le métal fondu, on le coule dans un moule de sable sec ou d’argile calcinée et, pour le garantir de l’accès de l’oxygène de l’air, on place à l’ouverture du creuset une forte mèche imprégnée de pétrole qui s’enflamme et protège ainsi le métal.
Voici les précautions à prendre pour la fusion : le creuset qui reçoit le métal est en porcelaine, il est maintenu dans un creuset de Hesse au moyen d’une couche de magnésie, et le creuset de Hesse est lui-même recouvert d’un creuset de plombagine brasqué à l’argile réfractaire. Le tout est placé dans un fourneau en terre réfractaire, alimenté par une soufflerie fournissant 7 ou 8 mètres cubes d’air par minute.
L’addition de 1/2 pour 100 de phosphore facilite la coulée du métal.
Celte opération ne s’opère pas d’ordinaire sur de grandes masses de nickel car ce métal, étant employé pour le dépôtgalvanoplastique, n’est employé dans les bains que sous forme de plaques de dimensions modérées.