‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 12e cahierChapitre 225 sur 258 · SÉPARATION DU CUIVRE · texte numérisé non relu

SÉPARATION DU CUIVRE

Le cuivre entraîne, dans sa précipitation par l’hydrogène sulfuré, une partie du nickel, ainsi que Rivot et Bouquet, et plus tard Flajolot, l’ont reconnu. Ce dernier a proposé de précipiter le cuivre par l’hyposulfite de soude, à l’ébullition, en solution acide, on obtient de la sorte un précipité de sulfure de cuivre excellent pour les lavages, mais le nickel est précipité, dans ces conditions, ainsi qu’il a été dit précédemment (Gibbs). A la vérité, il est précipité plus lentement que le cuivre. Flajolot a proposé également de séparer le cuivre à 1 état d’iodure cuivreux, par l’iodure de potassium et l’acide sulfureux.

Cette séparation est d’autant plus importante qu’elle est indispensable pour l'analyse du métal blanc de nickel, pacfong, maillechort.

Wilde a eu l’idée d’appliquer à cette séparation la réduction du cuivre, à l’état d’oxydule rouge, par le sucre, dans la liqueur de Barreswil, et voici comment il pratique celle méthode.

La solution des métaux, ramenés à l’état de chlorures, est additionnée de crème de tartre en quantité égale au double environ du poids supposé des métaux contenus dans la solution. On détermine, à chaud, la dissolution du tartre, et on ajoute suffisamment de potasse à l’alcool pour dissoudre les oxydes précipités. On laisse refroidir et on ajoute alors du glucose ou du sucre interverti, et on fait bouillir pendant une ou deux minutes; l’oxydule de cuivre se forme alors, mais ne se prête facilement au lavage que si l’on a ajouté le glucose à la solution froide.

On s’assure, par une nouvelle addition de glucose, que tout le cuivre est précipité. On recueille l’oxydule, on le sèche et on le transforme en oxyde de cuivre, en le traitant dans le creuset par un peu d’acide azotique.

D’autre part, on évapore, à sec, le liquide filtré qui contient le nickel et on incinère le résidu de l’évaporation pour détruire la matière organique; on recommence une seconde fois celte opération après un lavage à l’eau, puis on dissout le nickel dans l’eau régale et on le dose, par la méthode ordinaire, en le précipitant par la potasse.

2fi2

Page 1