SÉPARATION DU ZINC
1° Procédé de Wœhler. — On concentre la solution et on la traite par un excès de lessive de potasse pure et concentrée, on redissout le précipité formé au moyen de l’acide cyanhydrique aqueux; puis on précipite le zinc par le monosulfure de potassium au lieu du sulfhydrate d’ammoniaque.
Dans la liqueur filtrée, on dose le nickel en chauffant longtemps avec de l’eau régale concentrée ou du chlorate de potasse; on évapore et on précipite par la potasse.
On peut remplacer, dans cette méthode, la potasse et l’acide cyanhydrique par le cyanure de potassium tout à fait pur et récemment dissous, de manière à ce qu’il soit exempt de carbonate, de formiate d’ammoniaque et de cyanate de potasse. Ces sels, qui se forment par l’action lente de l’eau sur le cyanure
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de potassium, empêchent ou contrarient la précipitation du zinc par le sulfure de potassium (Klaye et Deus).
2° Procédé de Gibbs. — Les métaux étant sous forme de chlorures, on ajoute de l’acétate de soude à la dissolution et on y fait passer un courant de gaz cyanhydrique qui précipite une partie du zinc à l’état de cyanure, l’autre partie est complètement précipitée par le sulfure ; le nickel reste dans la solution.
3“ Procédé de Schmidt et Brunner. — On neutralise la solution chlorhydrique par le carbonate de soude, jusqu’à formation d’un léger précipité permanent qu’on fait disparaître par une goutte d’acide chlorhydrique. On commence alors à précipiter le zinc par l’hydrogène sulfuré, et, quand le précipité n’augmente plus, on verse dans la liqueur quelques gouttes d’une solution très étendue d'acétate de soude, et l’on continnue à faire passer le courant d’hydrogène sulfuré jusqu’à ce que le précipité n’augmente plus. On laisse reposer la liqueur, pendant douze heures, avant de la filtrer. Dans le liquide filtré se retrouvent le nickel et le cobalt (Schmidt et Brunner).
Osborne a déterminé les conditions dans lesquelles il faut opérer pour obtenir, par cette méthode, des résultats très exacts. La solution, contenant le zinc et le nickel à l’état de sulfate, est réduite à un volume de 300 centimètres cubes et additionnée de carbonate de soude jusqu’à ce que le précipité soit permanent. On redissout celui-ci dans 1 centimètre cube d’acide chlorhydrique étendu, de densité 1,1, puis on fait arriver le courant d’hydrogène sulfuré, en ayant soin d’ajouter peu à peu, pendant celte opération, 50 centimètres cubes d’une solution d’acétate de soude, quantité suffisante pour saturer la moitié de l’acide sulfurique mis en liberté.
Il faut remarquer ici la substitution de l’acide sulfurique à l’acide chlorhydrique employé dans la méthode primitive; il se forme sans doute par l’action de l’hydrogène sulfuré sur l’acide sulfurique mis en liberté, de l’acide hyposulfurique ou des composés thioniques, dont la présence favorise singulièrement la précipitation du sulfure de zinc, ainsi que M. Riban vient de le démontrer tout récemment.
3° On peut aussi séparer le zinc par la méthode de calcination au creuset, en présence du sucre; c’est la méthode de Berzélius (voy. au Cobalt).