CHLORATE DE COBALT
CoOCIO 5 + 6H0.
On l’obtient en décomposant le chlorate de baryte par le sulfate de cobalt. Il se présente en cubo-octaèdres déliquescents, facilement solubles dans l’alcool, fondant à 50 degrés, et se décomposant à 100 degrés, en chlore, oxygène eau et protoxyde de cobalt (Wâchter).
BROMATE DE PROTOXYDE.
CoO.BrO 5 + 6 HO.
Ce sel se présente cristallisé en octaèdres rouge hyacinthe réguliers, transparents, qui résultent de l’action du sulfate de protoxyde de cobalt sur le bromate de baryte.
La liqueur filtrée après la précipitation du sulfate de baryte, concentrée par évaporation sur l’acide sulfurique, laisse déposer les cristaux. Ils sont isomorphes avec les cristaux de bromale de magnésie, de zinc et de nickel. La chaleur les décompose en brome, oxygène et protoxyde de cobalt ; ils se dissolvent dans2,2 parties d’eau froide, et la solution, à une faible température, laisse déjà dégager du brome tandis qu’il se forme un dépôt d’oxyde (Rammelsberg).
COBALT
IODATE DE COBALT.
CoO.lO 6 .
Le carbonate de protoxyde de cobalt fraîchement précipité se combine à froid avec l’acide iodique en solution aqueuse. Les eaux mères évaporées abandonnent l’iodate sous la forme de croûtes cristallines.
A 200 degrés, il perd 5,5 pour 100 d’eau et chauffé au rouge dans un ballon, il se décompose en iode, oxygène et oxyde noir de cobalt Co’O 1 , qui garde l’apparence des cristaux primitifs. Il se dissout dans 148 pour 100 d’eau à 15 degrés, et dans 90 pour 100 d’eau bouillante (Rammelsberg).
PERIODATE DE COBALT.
7Co0.2I0 7 .18H0.
Quand on traite le periodale de soude sec par un excès de sulfate de protoxyde de cobalt, le periodate de cobalt reste sous la forme d’une poudre jaune tirant sur le vert. Cette substance est attaquée par l’acide chlorhydrique avec un dégagement de chlore et se dissout à chaud avec une couleur verte. Elle se dissout mais assez difficilement dans l’acide nitrique, facilement dans l’acide sulfureux. Quand on chauffe le sel desséché sur l’acide sulfurique, il se dégage de l’eau et de l’oxygène, mais pas d’iode, même à 320 degrés. Au rouge, il donne de l’oxyde salin pur (Lautsch). Rammelsberg n’a pas pu obtenir ce sel; il n’a obtenu que de l’iodate et du sesquioxyde.
Quand, au lieu de periodale de soude, on emploie le periodate de baryte, on obtient un sel différent du précédent mais très voisin (Rammelsberg, Lautsch).