ÉQUIVALENT DU BISMUTH
1. L’équivalent du bismuth a été déterminé pour la première fois en 1882, par M. Schneider (Annales de Chimie et de Physique, 3' série, t. XXXV, p. 117).
L’auteur s’est servi, pour cette détermination, de l’oxyde de bismuth. Dans ce but, il a dissous le bismuth pur dans l’acide azotique et a calciné au rouge naissant l’azotate obtenu. L’excès de poids de l’oxyde sur le métal indiquait la quantité d’oxygène absorbé. Le métal employé dans les quatre premières expériences avait été obtenu en réduisant le sous-nitrate par du tartre brut carbonisé et en fondant à plusieurs reprises le régule formé avec un peu de salpêtre. Le métal qui a servi aux quatre dernières expériences a été préparé par la réduction de l’oxyde pur obtenu précédemment par l'hydrogène.
Le résultat des huit expériences a donné, pour la quantité d’oxygène contenu dans l’oxyde, une moyenne de :
En admettant pour l’oxyde de bismuth la/formule BiO®, on déduit de la moyenne obtenue pour l’équivalent du bismuth le chiffre
GODEFROY — BISMÜTH
2. M. Dumas, dans ses recherches sur les équivalents des corps simples {Annales de Chimie et de Physique, 3' série,!. LV,p. 129), est arrivé à des résultats sensiblement différents.
L’illustre chimiste s’est servi du chlorure de bismuth qu’il préparait par l’action directe du chlore, puis qu’il distillait sur un excès de métal réduit en poudre.
Le chlorure préparé était de couleur brune et contenait quelques flocons bruns provenant probablement de la carbonisation de quelques poussières organiques contenues dans le vase.
La matière, pesée dans un tube fermé, était attaquée par une liqueur renfermant six ou sept fois son poids de carbonate de soude. L’acide carbonique se dégageait; il se faisait du sel marin et de l’oxyde de bismuth. La liqueur était jetée sur un filtre qu’on lavait tant qu’il passait quelque trace de chlorure. Enfin, on faisait l’essai du liquide en le sursaturant par l’acide azotique et le précipitant par la dissolution d’argent.
La matière employée dans cette première expérience n’étant probablement pas très pure, M. Dumas en prépara une quantité nouvelle et plus considérable en opérant comme précédemment ; mais, au lieu de recueillir en un seul produit le chlorure distillé, il le fractionna en trois échantillons distincts. Le premier, étant fondu, offrait encore une teinte légèrement brune ; mais on n’y apercevait aucun flocon. Les deux autres étaient incolores.
Les neuf analyses effectuées sur ces différents produits ont donné les résultats suivants :