‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 13e cahierChapitre 14 sur 93 · ALLIAGE DE PLOMB ET D’ARGENT · texte numérisé non relu

ALLIAGE DE PLOMB ET D’ARGENT

Le plomb et l’argent s’allient en toutes proportions. Ces alliages sont remarquables par ce fait qu’ils s’oxydent à l’air à haute température, avec production d’oxyde de plomb, tandis que l’argent reste inaltéré. Ce fait es,t utilisé dans la coupellation. Quand l’alliage de plomb et d’argent renferme d’autres métaux tels que le cuivre, ces métaux sont oxydés. Les oxydes formés sont plus légers que l’alliage restant et peuvent être enlevés mécaniquement. Si l’on filtre le mélange ou la combinaison d’oxydes fusibles, on retrouve l’argent métallique. Ce fait est réalisé avec les coupelles de cendres d’os dans lesquelles les oxydes fusibles sont absorbés, tandis que l’argent reste non miscible et absorbable par cette matière. Il y a là un phénomène semblable à celui qui se produit dans la filtration de beaucoup de substances mélangées, et utilisé pour la séparation des liquides (huile et eau, éther et eau, etc.).

Ces faits sont utilisés dans le traitement des plombs argentifères.

Les alliages de plomb et d’argent sont plus fusibles que le plomb pur, de sorte que si on laisse refroidir un mélange de plomb et d’argent très riche en plomb, les cristaux qui se forment d’abord sont constitués par du plomb pur. La partie fondue qui reste est un alliage d’argent et de plomb enrichi en argent. C’est sur ce fait qu’est basé le procédé d’extraction de l’argent du plomb argentifère, dit procédé de Pattinson ou Pattinsonage.

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