‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 13e cahierChapitre 29 sur 93 · ALLIAGES DE PLOMB ET DE MERCURE · texte numérisé non relu

ALLIAGES DE PLOMB ET DE MERCURE

Le plomb et le mercure s’allient en toutes proportions. Becquerel a obtenu un alliage cristallisé en trempant des feuilles de plomb dans une solution de sublimé corrosif. Quand on électrise un sel de plomb en se servant de mercure comme électrode négatif, on obtient encore un alliage cristallin.

Le mercure dissout le plomb à froid, plus facilement à chaud. La fluidité de l’alliage diminue quand la teneur en plomb augmente. L’alliage fait à parties égales de matières, cristallise.

Le mercure, ajouté à différents alliages de plomb, diminue leur fusibilité.

PLOMB ET SES COMPOSÉS. 25

L’alliage de plomb et d’antimoine, additionné de mercure, est moins oxydable que l'alliage seul.

Il paraît exister deux amalgames de plomb définis : l’un, Pb 4 Hg 3 , obtenu en mélangeant 2 parties de plomb et de mercure et laissant digérer à l’air en présence d’acide acétique jusqu’à cessation d’attaque; l’autre, Pb 16 Hg, obtenu en chauffant les amalgames de plomb dans la vapeur de mercure jusqu’à production de poids constant. Les amalgames de plomb, comme un certain nombre d’autres amalgames, perdent en effet tout le mercure qu’ils renferment quand on les chauffe vers 440 degrés (ébullition du soufre) en éliminant les vapeurs de mercure.

ALLIAGES DE PLOMB ET d’OR.

L’or se dissout très facilement dans le plomb en fusion. Les alliages formés sont très cassants. Des traces de plomb suffisent pour diminuer la ductilité de l’or. Les alliages de ces deux métaux sont moins denses que la densité moyenne. Quand on les chauffe, le plomb s’oxyde et l’or reste inaltéré. Les alliages de plomb et d’air se coupellent comme les alliages d’argent. L’acide acétique, même, en présence de l’air, débarrasse du plomb les alliages d’or.

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