‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 13e cahierChapitre 82 sur 93 · PHOSPHATES DE PLOMB · texte numérisé non relu

PHOSPHATES DE PLOMB

ORTHOPHOSPHATE TÉTRABASIQUE, 4 Pb0,Pll0 5 .

Gerhardt ( Compt. chim., 1849, p. 284) a obtenu ce corps en calcinant l’azotophosphate de plomb. C’est un corps jaunâtre à chaud, mais il devient blanc pendant son refroidissement.

ORTHOPHOSPHATE TRIBASIQUE, 3 Pb0,Ph0 5 .

Ce sel s’obtient en faisant digérer le phosphate bibasique avec de l’ammoniaque. On l’obtient encore directement quand on précipite l’acétate ou l’azotate de plomb par le phosphate bibasique de soude dans des conditions convenables.

Quand on précipite l’acétate de plomb par le phosphate bibasique de soude, de l’acide acétique devient libre : il faut employer l’acétate de plomb en excès. Quand les liqueurs sont fortement acidifiées par de l’acide acétique, le même corps se forme, mais hydraté, à la condition que l’acétate de plomb soit en excès.

Avec une dissolution étendue d’azotate de plomb et de phosphate bibasique de soude en excès, on obtient encore le même corps, mais à la condition que l’acide azotique devenu libre ne soit pas en grand excès. Le produit, dans ce cas, ne renferme pas d’acide nitrique et est bien le sel neutre. Quand le phosphate de soude n’est pas en excès, on obtient un mélange de phosphates bibasique et tribasique. Avec des solutions moyennement concentrées, il se forme un précipité contenant de l’azotophosphale de plomb, que les lavages à l’eau permettent d’enlever. Quand l’azotate de plomb est en excès par rapport au phosphate de soude, il se forme surtout de l’azotophosphate de plomb.

C’est un corps blanc, conservant, même à 130 degrés, des traces d’eau. Il difficilement fusible.

Analyse du sel calciné. Calculé. Trouvé (Berzelius).

PbO. 82,49 82,52

PhO 5 . 17,51 17,48

PLOMB ET SES COMPOSÉS

PHOSPHATE DE PLOMB BIBASIQUE, 2 PbO,HO,PhO 5 .

H. Debray {Ann. de chim. et de phys. [3], t. LXI, p. 444), en faisant chauffer à 250 degrés le phosphate de plomb avec de l’eau, a obtenu ce corps cristallisé en très belles aiguilles.

On l’obtient aussi, d’après Heintz, en précipitant une solution bouillante d’azotate de plomb par l’acide phosphorique. Quand on emploie, comme l’a fait Berzelius, du chlorure de plomb, le précipité renferme toujours du chlorhydrate. Il se présente sous la forme d’une poudre blanche, brillante, d’apparence cristalline. Examiné au microscope, on voit qu’il est formé de lamelles minces. Il est peu soluble dans l’eau. Il reste blanc quand on le chauffe, mais il perd son eau de constitution et se transforme en pyrophosphate. On peut le fondre au chalumeau; pendant son refroidissement, la partie fondue prend une forme cristalline caractéristique; mais le phénomène n’est pas aussi net qu’avec le ehlorophosphate, et il n’y a pas production de lumière. Chauffé fortement avec du charbon, il est réduit; il reste du plomb et il y a dégagement d’oxyde de carbone et de phosphore. L’acide sulfurique et l’acide chlorhydrique le décomposent; l’acide azotique le dissout ainsi que les alcalis fixes, mais non l’acide acétique. Le chlorhydrate d’ammoniaque le dissout également et un grand excès d’ammoniaque le précipite de cette solution à l’état de phosphate tribasique.

Analyse. Calculé.

PhO 5 .... 23,43

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