‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 14e cahierChapitre 116 sur 152 · CARBONATES DE MERCURE · texte numérisé non relu

CARBONATES DE MERCURE

11 existe un carbonate mercureux normal, tandis que les carbonates mercuriques que l’on connaît sont basiques. On les obtient par double décomposition.

CARBONATE MERCUREUX, Hg«0,C0^

En mélangeant du nitrate mercureux avec du carbonate de potasse ou de soude, on obtient un précipité sous forme d’une poudre jaune. Pour obtenir un carbonate exempt d’un excès de base, il suffit de mélanger le nitrate mercureux avec un léger excès de bicarbonate de potasse. Afin de compléter la décomposition du nitrale mercureux basique qui peut se trouver mêlé au précipité, après l’avoir abandonné à lui-même pendant quelques jours, en ayant soin de l’agiter fréquemment, on le lave aussi vite que possible et on le sèche dans le vide sur l’acide sulfurique (Setterberg, Pogg., 19, 50). Ce sel a une forte tendance à donner de l’acide carbonique et à se résoudre en un mélange d’acide inercurique et de mercure métallique. Cette décomposition a même lieu sous l’eau tiède et immédiatement sous l’eau bouillante.

Le nitrate mercureux cristallisé doit être précipité avec du carbonate de potasse et de l’eau, et le produit rapidement lavé (H. Rose, Pogg., 53,117). Si le sel est préparé par précipitation avec du protocarbonate de potasse ou de soude, il faut éviter d’en mettre un excès, parce qu’alors le précipité noircit en perdant une certaine quantité d’acide carbonique (Pfaff). Le sel ainsi obtenu, exposé à l’air, est converti en oxyde mercurique (Proust). L’ammoniaque aqueuse noircit le précipité; à la longue, elle le dissout, avec dépôt de mercure métallique et il se dépose une poudre blanche quand on expose à l’air la solution ainsi obtenue; c’est un composé d’oxyde mercurique et d’ammoniaque.

CARBONATES MERCURIQUES (1).

On les obtient par double décomposition entre un sel mercurique ou un carbonate alcalin. Il ii’est pas indifférent d’employer l’un ou l’autre. Le carbonate

(I) Ann. de chim. et de phtjs. |3|, t. XVIII, p. 368.

mercurique n’a pas, en effet, la même composition dans ces deux cas. Fait-on. usage d’un bicarbonate : le sel est tribasique G0^3 HgO, et ne renferme que 86 pour 100 de mercure. Avec un carbonate neutre, le sel mercuriel est quadribasique et se représente par G0^,4Hg0; il contient près de 88 pour 100 de métal.

Dans l’un et l’autre cas, le sel est amorphe ; on y reconnaît, au microscope, des globules arrondis d’une extrême ténuité ; traités par la potasse caustique en excès, ces deux carbonates abandonnent de l’oxyde jaune. Ils sont stables, se laissent laver à l’eau froide, et résistent, lorsqu’ils sont secs, à une température de 130 degrés, appliquée pendant plusieurs heures.

Pour les obtenir purs, il faut verser, goutte à goutte, une solution de nitrate de mercure dans le carbonate alcalin, tenu en grand excès. En opérant d’une manière inverse, on ferait d’abord un nitrate basique insoluble qui pourrait se mélanger au carbonate. Lorsqu’on prépare le carbonate quadribasique, le carbonate neutre et alcalin doit toujours rester en grand excès.

SÜLFOCARBONATE MERGURIQUE.

On obtient ce composé sous forme de précipité jaune en traitant un sel mercurique par le sulfocarbonate d’ammoniaque. G’estun composé peu stable qui perd lentement une partie de son sulfure de carbone. Il devient d’abord orangé, puis grisâtre ; il se transforme dans le vide en sulfure de mercure et sulfure de carbone (Zeise).

BORATES DE MERCURE.

Ils sont inconnus. Les différents essais tentés pour les obtenir n’ont pas

1» BORATE MERGUREUX.

L’oxyde mercureux n’est pas soluble dans l’acide borique; l’acide borique ne donne pas de précipité avec le nitrate mercureux, et, si l’on vient à évaporer la liqueur à sec, on peut retirer de la matière ainsi obtenue -tout l’acide borique par des lavages à l’alcool, le nitrate mercureux restant inaltéré. Le borate de soude' agit sur les sels mercureux comme la soude ; il donne avec le nitrate mercureux un précipité jaune de nitrate basique. Le borate de soude, additionné d’acide borique, donne aussi un précipité jaune, mais ne contenant que i pour IBO d’acide borique. Le borate d’ammoniaque agit comme l’ammoniaque.

MERCURE

2“ BORATE MERCURIQUE.

L’oxyde rouge de mercure n’est pas plus soluble dans une dissolution d’acide borique que dans l’eau pure. L’acide borique ne précipite pas les sels mercuriques. L’acide borique donne avec le bichlorure de mercure un précipité brun d’oxychlorure de mercure, exempt d’acide borique. Le borax dorme avec les sels mercuriques des sels basiques ne contenant pas d’acide borique.

SILICATES DE MERCURE.

On les connaît peu.

SILICATE MERCUREÜX (?).

On obtient un précipité blanc par l’action du silicate de soude sur le nitrate mercureux (Walcker).

SILICATE MERCURIQUE (?)•

Le silicate de soude ne précipite pas le bicblorure de mercure, mais la solution concentrée donne de petits cristaux bruns (Walcker).

HYDROFLUOSILICATE MERCÜREUX.

On l’obtient en faisant digérer de l’oxyde mercureux récemment préparé avec de l’acide hydrofluosilicique. Ce sont des cristaux d’un jaune pâle, peu solubles dans l’eau, un peu plus solubles dans l’eau acidulée. Leur formule est:

Hg2Fl,SiFU.

HYDROFLUOSILICATE MERCURIQUE.

L’oxyde mercurique se dissout dans Tacide bydrofluosilicique et la solution évaporée donne de petits cristaux jaunes. L’eau les décompose en donnant un sel basique avec mise en liberté d’acide hydrofluosilicique. Leur formule est :

HgFI,SiFP.

ENCYCLOPÉDIE CUIMIQUE.

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