CHLORURE DOUBLE DE BARYUM ET DE MERCURE
Bonsdorff a obtenu une combinaison de ces deux chlorures, en traitant du bichlorure de mercure par une solution saturée de chlorure de baryum qui dis-
sout environ deux fois plus de chlorure mercurique qu’elle ne contient de chlorure de baryum. Cette solution donne par l’évaporation spontanée, d’abord des cristaux de bichlorure de mercure, puis de petites lamelles constituées par le sel double. La formule de ce corps est BaCl,2HgCI,2HO. Ces cristaux perdent leur eau dans l’air sec ; ils paraissent appartenir au système du prisme clinorhombique (angle du prisme : 95 degrés) (Davy, Phil. Traw-s., 1822, 364; Bonsdorff, jPoÿgi., XVII, 130).
chlorure double de strontium et de mercure.
Ce sel s’obtient comme les précédents, cesont des aiguilles inaltérables à l’air, elles sont très solubles dans l’eau (Bonsdorff).
chlorures doubles de calcium et de mercure.
On connaît deux combinaisons formées par ces deux chlorures : l’une a poür formule CaCl,2HgCl,6H0; l’autre, CaCl,5HgCl,8H0. Toutes deux s’obtiennent par l’évaporation spontanée d’une solution saturée des . deux chlorures. Si l’on opère cette saturation à chaud, les premiers cristaux qui se déposent, contiennent 5 équivalents de chlorure de mercure pour 1 de chlorure de calcium ; l’autre combinaison se dépose ensuite à une température plus basse.
Le chlorure CaCl,2HgCl,6HO se présente sous forme de prismes aplatis en lamelles. Angle du prisme : 110 degrés. Ce corps est efflorescent dans l’air sec, déliquescent dans l’air humide.
Le chlorure CaCl,5HgCl,8H0 paraît cristalliser en octaèdres réguliers ; ils sont assez inaltérables à l’air, l’eau les décompose, le chlorure de mercure se sépare (Bonsdorff, loc. cit.).
CHLORURES doubles DE MAGNÉSIUM ET DE MERCURE.
Il existe deux comb inaisons de ce genre ; elles ont pour formules MgCl,HgCl,6 HO et MgCl,3HgCl,5H0. Ces corps se préparent comme les précédents; une solution concentrée de chlorure de magnésium est mise en contact avec du bichlorure de mercure qui s’y dissout en grande quantité. Cette liqueur, par évaporation spontanée, donne deux espèces de cristaux. Les cristaux MgCl,3HgCl,5H0 se déposent les premiers; ce sont des lamelles rhombiques analogues au gypse- Ils sont inaltérables à l’air au-dessous de 60 degrés. Quand on les traite par l’eau, il se forme tout d’abord un trouble blanchâtre, mais il disparaît bientôt et tout se dissout.
Les cristaux MgCl,HgCl,6H0 se déposent ensuite ; ce sont aussi de petites lamelles rhombiques (Davy, Bonsdorff, loc. cit.).
MERCURE