A) (2) (BH
Argent. 60,2 59,95
Soufre. 18,0 17,77
tandis que la formule 3 AgS -f- SbS® exigerait :
Argent. 59,78 Antimoine... 22,51 Soufre. 17,71
(1) En allemand, Dunkles Rolhgültigerz; en anglais, Dark red silverose; en espagnol, Plata roja.
(2) Échantillon du Mexique ; Analyse, de Wôhler (Pisani, Minéralogie, p. 317).
(3) Roswag, loe. cit.,p. 64.
(4) Jagnaux, Minéralogie, p. 611.
{Cm (DMi)
Les essais de reproduction artificielle de ce minerai sont assez nombreux,
Déjà, en 1833, Fournet (1) obtint, par fusion des deux sulfures dans les proportions convenables, une masse cassante, cristalline, à poussière rouge, possédant toutes les propriétés de l’argyrythrose.
Durocher (2) prépara de petits cristaux de ce composé, en faisant agir l’hydrogène sulfuré sur un mélange de chlorure d’argent et d’antimoine chauffé au rouge.
De Sénarmont (3) l’obtint par voie humide, en chauffant en vase clos, à 300 degrés, un sel d’argent avec du sulfoantimonite de soude et un excès de bicarbonate de soude. On peut ainsi isoler de petits cristaux rouges, rhomboédriques, qui portent les modifications et d^, comme les cristaux naturels.
Margottet (4), après avoir inutilement essayé d’obtenir ce sulfure double par son procédé général, en faisant passer des vapeurs de soufre sur de l’antimoniure d’argent, obtint une combinaison bien cristallisée, en faisant dissoudre les deux sulfures dans du soufre ou dans du sulfure d’antimoine. Ce dernier dissolvant est préférable au soufre.
On prépare d’abord un sulfure double d’argent et d’antimoine par fusion, avec excès de soufre ; puis la masse est recuite pendant plusieurs heures à 440 degrés, dans un tube scellé où l’on a fait le vide ; après plusieurs alternatives de chauffe et de refroidissement, on ouvre le tube, ou distille le soufre en excès, et on recueille un culot d’argent rouge qui renferme des géodes tapissées de prismes hexagonaux d^ avec pointements rhomboédriques.
Proustite, 3 AgS -|- AsS*. — On le désigne aussi quelquefois sous le nom d'argent rouge clair (5) pour le distinguer de Vargent rouge foncé, qui est le composé précédent; lorsqu’il est d’un rouge passant à l’orangé, on le nomme aussi xanthacone.
Ce minerai ressemble beaucoup à l’argyrythrose; la forme cristalline est la même; c’est un rhomboèdre de 107“ 48'; il présente souvent les scalénoèdres d^ et avec le rhomboèdre primitif et les rhomboèdres dérivés e* et
Ses cristaux sont transparents ou translucides, à éclat adamantin, à cassure conchoïdale.
Leur dureté est 2 à 2,5 ; leur densité, 5,42 à 5,56, et dans la variété orangée (xanthacone), 5,15 à 5,19.
On cite des cristaux scalénoédriques de proustite trouvés dans la mine de Chanarcillo (Chili), et qui atteignaient 7 centimètres de longueur.
On rencontre ce minerai souvent associé avec l’argent rouge foncé ou argyrythrose ; souvent aussi il en est indépendant, et se trouve associé à d’autres, minéraux arsenicaux.
Les mines de proustite les plus connues sont :
(t) Ann. mines [3|, t. IV, p. 3.
(2) C. R., t. XXXII, p. 825 (1851).
(3) G. R., t. XXXII, p. 409 (1851).
(4) C. R., t. LXXXV, p. 1142 (1877).
(5) En allemand, Lichtes RotligüUigen ; en anglais, Lujhl red silver ore- en espagnol, Plata roja clarüy Rosicler.
irARGENT ET SES COMPOSÉS.
fin Allemagne : Freiberg, Marienberg, Wolfach, Johann Georgenstadt, Annaberg, Schneeberg, Himmelsfürst ; fin Hongrie : Schemnitz;
En Alsace : Sainte-Marie-aux-Mines fin Dauphiné : Allemonl ;
En Bohême : Joachimsthal;
En Norvège : Kongsberg;
En Espagne : Guadalcanal, Hiendelaencina, Sierra Almagrera ;
Aux États-Unis (Nevada) ; au Chili (Gopiapo, Gharnacillo) ; au Mexique.
Yoici la composition de plusieurs échantillons de ce minerai :
Argent. 65,41 64,67' 64,18 63,88
Arsenic. 15,19 15,09 13,49 14,32
Soufre. 19,40 19,51 21,36 21,80
La formule 3 AgS -j- AsS® exigerait :.
Argent- 65,45 Arsenic... 15,16 Soufre' 19,39
Les analyses des échantillons C et D correspondraient mieux à la formule 3 AgS,AsS® -1“ 2 (3 AgS,AsS®); elles correspondent l’une et l’autre à des produits de la mine de Himmelsfürst, en Saxe, où le minerai est rouge orangé, assez différent, comme aspect, de la proustite, et qu’on a appelé xanthacone. Remarquons toutefois que la forniule 3 AgS -|- AsS^ convient presque aussi bien à ces composés qui ne sont jamais, lorsqu’on les soumet à l’analyse, dans un état de pureté suffisant pour qu’on puisse s’attacher à des différences de 1 à 2 pour 100 de soufre. Dans beaucoup de gisements, certains échantillons présentent des irrégularités de composition. Ainsi, Rose a tz’ouvé dans l’échantillon B, qui est de Joachimsthal, 0,69 pour 100 d’antimoine, alors que les parties voisines ne contenaient aucune trace de ce métal.
Dès 1851, Durocher (3) a préparé artificiellement la proustite par la réaction simultanée du chlorure d’arsenic et de l’hydrogène sulfuré sur le chlorure d’argent chauffé au rouge.
De Sénarmont (4) l’a préparée comme l’argyrythrose, en chauffant en vase clos, à 300 degrés, un sel d’argent avec du sulfarsénite de soude et. un excès de bicarbonate de soude, ou bien encore du bicarbonate de soude avec du sulfarsénite d’argent précipité à froid. On trouve dans le tube un précipité rougeâtre, présentant des grains très brillants et qui, par lévigation, donne de beaux scalénoèdres de proustite, avec des stries parallèles aux arêtes latérales
Margoltet (1) opère de la manière suivante :
Premier procédé :Emi[>\oi du soufre comme dissolvant.— L’argent et l’arsenic pris en proportions convenables pour former le composé 3 AgS-j-AsS*, sont ■ mélangés avec un excès de soufre et portés au rouge dans un creuset de porcelaine. Lorsque l’excès de soufre a disparu, on obtient un culot qui a naturellement la composition de l’argent rouge arsenical. Cette masse est finement pulvérisée et introduite, avec du soufre, dans un tube en verre à parois très résistantes.
Ce tube est recourbé comme un tube de Faraday ; on y a fait le vide avant de le fermer à la lampe en b. On le maintient pendant trois ou quatre jours à la
Fig. 7.
température de l’ébullition du soufre, en laissant refroidir pendant la nuit. On fait ensuite distiller l’excès de soufre de a en b, en chauffant la portion a à 350 degrés, et laissant ô à la température ordinaire. Le culot d’argent rouge qui reste au fond du tube est recouvert d’un grand nombre de cristaux rouges, qui sont des prismes hexagonaux.
Deuxième procédé : Emploi du sulfure d’arsenic comme dissolvant. — Dans un tube en verre épais, fermé à une de ses extrémités, on introduit du sulfure d’argent et un excès de sulfure d’arsenic ; on fait le vide, on ferme le tube et on chauffe à 440 degrés. Peu à peu, l’orpiment se combine à l’argyrose, et, l’union des deux sulfures étant lente, les cristaux sont très nets. On chasse ensuite, par distillation, 1 excès de sulfure d’arsenic; il reste un culot d’argent rouge présentant des géodes tapissées de cristaux rouge-rubis, transparents et mesurables.
V. Sulfures complexes contenant de l’argent associé à d’autres métaiiæ.
Ces sulfures seraient très nombreux si nous ne devions nous limiter dans cè chapitre qui est relatif aux seuls minerais qui sont à la fois courants et riches.
(1) Thèse, p. 36.
La schirmérite.... 2(.AgS -j- BiS^) -f PbS
La polybasite.■
La castillite.
L’ARGKÎNT ET SES COMPOSÉS
Schirmérite, 2 (AgS -|- BiS®) -t- PbS. — Ce minerai, découvert au Mexique et analysé par Genth, est en masse cristalline, gris de plomb, à éclat métaB lique. Sa densité est 6,737.
Malgré l’excès de sulfure de plomb qu’il contient, on peut rapprocher cette formule de celle de la cosalüe, autre minerai du Mexique, qui contient 2 PbS + BiS-^ avec 3 pour 100 d’argent environ; on- passe de l’une à l’autre espèce en remplaçant le sulfure de plomb par le sulfure d’argent, ou inversement.
Voici la composition de deux échantillons :
Argent .
Bismuth.
Plomb.
Soufre.
Zinc.
Fer..
L formule 2 (AgSBiS®)-|-PbS exigerait : :
.Vrgeiit... 24,45 Bismuth... 47,51 Plomb... 11,71 Soufre.. 16,30
Pohjbasüe. — 11 est impossible de donner une formule générale pour les minéraux désignés par Rose sous le nom de polybasite. Ces composés contiennent toujours du soufre, de l’antimoine, de l’arsenic, de l’argent et du cuivre; ils tiennent de 60 à 73 pour 100 d’argent et sont, à cause de cette richesse, très recherchés. En outre, on y trouve toujours d’autres métaux (fer, zinc, plomb, traces d’or).
Les échantillons cristallisés possèdent tous ce caractère commun de présenter des formes dérivées d’un prisme orthorhombique très voisin de 120 degrés, et offrant l’apparence d’une pyramide hexagonale régulière plus ou moins modifiée, ordinairement fortement basée. Les angles observés sont ;
mm = 120<-' p6'/2 = 121<'30'
La dureté des cristaux est 2,5 ; leur densité, 6,08 à 6,20. Ils sont noir de fer, à éclat métallique, av.ec des stries triangulaires fréquentes sur la base du prisme.
Ce minerai se rencontre :
En Allemagne : à Freiberg;
En Hongrie : à Przibram et Schemnitz;
En Angleterre : en Cornouailles;
Au Mexique : à Guarisamey, Guanaxato, Guadalupe y Calvo ;
(•) Roswag, toc. cit., p. 50.
ENCÏCLOP. CHIM. 4
Aux États-Unis (Nevada) : à Coraslock et Reese-Biver, et dans le district de Owyhee (Idaho) ;
En Bolivie : à Huanchaca ;
Au Chili : à Très Puntas ;
Au Pérou : à Ampanu, San-Blas, Saii-Pedro, Confianza, Santo-Domingo.
Ce composé étant très riche en argent et d’un traitement facile, presque tous les filons où on l’a rencontré sont devenus des centres d’exploitation importants. C’est à lui que les raines de Comstock, et particulièrement le filon de Comstock Iode doivent leur célébrité.
Voici les minerais :
résultats de l’analyse d’
un certain nombre d’échantillons de ces
Localités.
Scbemnilz (I).
Przibram (2).
Frcibcrg(3). Coi
i*noiiailles(4}.
Guarisünn
:y(5). Très
Punies (6),
Argent.
Antimoine..
Arsenic....
Soufre.
Cuivre.
Fer.
Zinc.
On remarquera combien ces nombres diffèrent peu de ceux qu’on a cités plus haut pour la sléphanite 5AgS -|- SbS®; aussi doit-on considérer la. ou plutôt les polybasîtes comme se rapportant au typedelastéphanite,5RS-l-J]^S^ R désignant Ag ou Cu, M désignant Sb ou As.
Le système de cristallisation est d’ailleurs le même pour les deux composés, et 1 angle de prisme est peu différent. On pourrait encore rattacher à ce groupe des polybasites la grande famille des cuivres gris ou falherz.
Cette famille comprend, en effet, des sulfures complexes des mêmes métaux, mais ils se distinguent des polybasites par deux caractères ;
R Leur formule générale paraît être :
iRS+MS\
les lettres R et M désignant les mêmes métaux que précédemment;
2“ L argent n est plus contenu qu’en petite quantité dans les cuivres gris; c’est par exception qu’on en trouve de 20 à 30 pour 100; généralement, il n’y en a que 1 à 1,5 pour 100, et souvent moins. Ces minerais, qui sont abondants, se trouvent donc à la limite des minerais riches et des minerais pauvres; le plus fréquemment, ce sont des minerais pauvres, le métal R étant surtout du
(1) Analyse de H. Rose.
(2) Analyse de Tonner.
(3) Analyse de H. Rosé.
(4) Analyse de Joy.
(5) Analyse de H. Rose.
(6) Analyse de Domeiko.
L’ARGENT ET SES COMPOSÉS
cuivre. Aussi traiterons-nous en dé tail des cuivres gris argentifères dans le chapitre consacré aux minerais abondants et pauvres.
Castillite. —Ce composé se rencontre au Mexique; il est cristallin, à éclat Inétallique. Sa densité varie de 5,186 à 5,241. Ce qui le caractérise, c’est l’absence complète d’ai’senic et d’antimoine.
Rammelsberg en a publié l’analyse suivante :
Argent. 4,66
Cuivre. 41,11
Zinc. 12,09
Plomb. 10,04
Fer. 6,49
Soufre. 25,65
et qui correspond à peu près à :
(Cu^Ag)S-f (Pb,Zn,Fe)S.
3” CHLORURE d’argent.
Pendant longtemps, on a considéré le chlorure d’argent comme un minerai fort rare, lorsqu’il fut découvert, en masses considérables, dans le Nouveau- Monde, au Mexique, au Chili et au Pérou. C’est d’ailleurs un minerai très recherché, tant à cause de sa teneur en argent que de la simplicité du traitement métallurgique. Aussi verrons-nous que la découverte des mines américaines modifia profondément les conditions d’existence de cette industrie.
On l’appelle, en France, chlorure d’argent, ou argent corné, ou encore cerargyrite (1).
C’est un composé solide, blanc ou gris, reconnaissable à ce qu’il est très mou, translucide ou transparent. Il se laisse facilement couper à l’ongle ou au couteau, et la tranche fraîche, d’abord incolore et transparente, devient bientôt grise ou brune et opaque.
Sa densité est 5,31 à 5,60; sa dureté est inférieure à 1 ; il est rayé par le talc.
Les cristaux de chlorure d’argent se rencontrent assez rarement; ce sont des cubes ou des cubo-octaèdres. Le plus souvent il se trouve en masses compactes, plus ou moins mélangé de gangue calcaire ou siliceuse.
Les principales mines où ce minerai abonde sont les suivantes ;
En France : Allemont, en Dauphiné, et les anciennes mines de Huelgoat (Bretagne) ;
En Allemagne : Freiberg, Andreasberg;
(I) De xépaç, corne. C’est l’ancienne Lunacornea des alchimistes. Les Espagnols le nomment PUitacomea; les Anglais, Cerargyre ou Hornsilver; les Allemands, Kerale ou Hornsilber.
En Espagne ; Herrerias (province d’Almeria), Horcajo (province de Tolède), Hiendclaencina (province de Madrid) ;
En Sibérie : Berezofsk, près Kolywan ;
En Norvège : à Kongsberg ;
Aux États-Unis : au Nevada;
Au Mexique, au Pérou, au Chili, en Bolivie, dans presque toutes les raines argentifères de ces pays.
Voici la composition de plusieurs échantillons :
Argent.
Chlore.
Gangue
La formule AgCl exigerait :
Argent. 75,26 Chlore. M,li
Domeyko a trouvé en Bolivie (mine Julia, dans le désert d’Atacama) un minerai qui contient à la fois du chlorure de mercure et du chlorure de sodium, à côté d’une forte proportion de chlorure d’argent; en voici la composition :
Argent. 66,68 )
Mercure. 2,20 [ 91,52
Chlore. 22,46 )
Chlorure de sodium. 1,75
Peroxyde de fer. l^GO
Silice insoluble. 1,07
Carbonate de chaux, perle, etc 4,04
’OtLOS'
Cet échantillon est un minerai de passage, dont la composition est très voisine encore de celle de l’argent corné, et se rapproche déjà de celle des chlorures doubles, tels que la bordosite (chlorure double de mercure et d’argent) et la hantajaïte (chlorure double de sodium et d’argent). Nous aurons l’occasion de revenir sur ces composés mixtes lorsque nous parlerons des minerais relativement rares.
Le chlorure d’argent cristallisé a été reproduit dans bien des réactions.
Damour a signalé la netteté de la cristallisation du chlorure d’argent qui se dépose peu à peu par évaporation de sa solution ammoniacale. En opérant dans l’obscurité, on peut avoir de magnifiques octaèdres, incolores et transparents.
Kuhlmann (2) est arrivé à reproduire, non seulement la forme, mais l’apparence cristalline mamelonnée de certains échantillons de chlorure naturel. Ce savant remplit un ballon d’une dissolution de nitrate d’argent, ferme l'orifice
(1) Analyses citées par Jagnaux {Minéralogie, p. 613).
(2) C. fl., t.XLII.p. 374(1856).
Saxe (t).
Sibérie (1).
Pérou (1).
L’ARGENT ET SES COMPOSÉS
avec un tampon poreux (tel que amiante, pierre ponce, éponge de platine, laine), et renverse le col du ballon dans un bain d’acide chlorhydrique. Bientôt il se forme à la surface supérieure du bouchon une petite couche de chlorure d’argent précipité, à travers laquelle la réaction continue en donnant naissance à une arborisation d’argent corné, qui étend ses rameaux mamelonnés à travers la dissolution de nitrate d’argent contenue dans le ballon. L’expérience rappelle celles de l’arbre de Saturne ou de Diane. Ce chlorure d’argent artificiel reste blanc dans l’obscurité; demi-transparent, il présente la cassure conchoïdale et vitreuse des échantillons naturels. Il noircit à la lumière.
Debray (I) a proposé, pour l’obtenir bien cristallisé, de dissoudre le chlorure d’argent amorphe dans une solution de nitrate ou de sulfate mercurique; cette liqueur, additionnée d’eau avec précaution, ou lentement refroidie, laisse déposer des cristaux brillants, d’un blanc jaunâtre.
H. Sainte-Glaire Deville et Debray ont aussi préparé du chlorure d’argent cristallisé, en exposant le chlorure amorphe à des alternatives répétées de chaud et de froid, en présence d’acide chlorhydrique.
Becquerel (2) a obtenu des cubo-octaèdres de chlorure d’argent, en chauffant pendant longtemps en tube scellé, à 100 ou 150 degrés, une lame d’argent avec de l’acide chlorhydrique.