‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 15e cahier (volume 2)Chapitre 47 sur 157 · ALGÉRIE ET PAYS VOISINS · texte numérisé non relu

ALGÉRIE ET PAYS VOISINS

L’Algérie est très riche en mines de métaux précieux ; on y rencontre de nombreux filons de galènes et de cuivres gris argentifères ; plusieurs concessions ont pris beaucoup de développement depuis la conquête française. Dans la province d’Oran, citons les mines de plomb argentifère de Tleta et surtout les mines et fonderies de Gar-Rouban, près des frontières du Maroc, entre la côte et Saldou. Les produits s’exportent sur Marseille par le port de Nemours. En 1855, d’après Roswag, leur valeur était de 135 000 francs; en 1866, d’après Ville (2), elle se chiffrait par un total de 15 077 quintaux métriques de galène dont la teneur en plomb était de 65 pour 100 et la richesse en argent de 90 grammes d argent pour 100 kilogrammes de plomb, ce qui équivaut à environ 180000 francs d’argent.

Dans la province d’Alger, nous trouvons les mines suivantes ; Sidi-bou- Aïssi, près de Ténès, cuivres argentifères donnant 8 kilogrammes d argent par 1000 kilogrammes de cuivre ;

Beni-Aquil, près de la mer, entre Ténès et Cherchell, cuivres gris argentifères donnant 6'‘9,44 d’argent par 1000 de cuivre pour les minerais riches en cuivre et 8'‘3,10 pour les autres ;

Gourayas, cuivres gris argentifères, à peu près de la même richesse en

O) Voy. Amoux, Annales des mines (1854), 5» série, t. V, p. 603.

P) Ann. mines 11869), 6» série, t. XVI, p. 145.

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