‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 16e cahierChapitre 42 sur 92 · COMPOSITION EN MILLIÈMES · texte numérisé non relu

COMPOSITION EN MILLIÈMES

titre élevé.

Pour ouvrages de moindre valeur.

Difficilement fusibles pour ouvrages à émailler.

Les soudures d’or, désignées sous le nom de soudures au quart, au tiers, au deux, sont formées respectivement de 3 parties d'or, 2 parties d’or, 1 partie d’or, avec 1 partie d'un alliage composé de */ s d’argent et de l / 3 de cuivre.

Les alliages d’or et d'argent se trouvent également dans la nature; ceux qui renferment une proportion d'argent comprise entre 16 et 36 °/o sont désignés sous le nom d'électrum.

L’acide azotique attaque les alliages d’or et d’argent en dissolvant totalement l’argent, pourvu que la proportion de ce métal dans l’alliage dépasse 75%; une forte proportion d’argent reste, au contraire, indissoute avec l'or, si le poids d’argent contenu dans l’alliage n’est pas égal ou supérieur à 5 fois le Poids de l’or. L’acide sulfurique concentré attaque à 100° les alliages d'or et d’argent, en laissant l’or nettement insoluble.

L'eau régale ne dissout la totalité de l’or que lorsque la proportion d'argent contenu n’est pas trop élevée; en étendant la dissolution d’une grande quantité d’eau, le chlorure d’argent insoluble se précipite en totalité.

Alliages» «roi* et de platine. — Le platine se combine à l'or pour donner des alliages qui sont ductiles et malléables tant que la proportion de platine n'égale pas celle de l’or, et deviennent cassants quand cette proportion est dépassée.

Les alliages renfermant moins de 50 % de platine ont une couleur voisine de celle de l’or; si la proportion de platine est plus élevée, la couleur devient grise.

Tous ces alliages ne sont attaqués, ni par l’acide azotique, ni par l’acide chlorhydrique, mais l’eau régale les dissout avec facilité.

On connaît des alliages ternaires (l'or, d'argent et de platine : ils sont plus élastiques et plus ductiles que les alliages binaires d’or et de platine. L’acide azotique les attaque et dissout la totalité de l’argent et du platine, en laissant l’or inattaqué, lorsque l’argent est en proportion suffisamment grande dans l'alliage (Uivot).

Alliages» d’or et d’osmium. — llertliier signale l'existence d’alliages d’or et d'osmium. Ils sont ductiles et complètement solubles dans l’eau régale, avec dégagement d’acide osmique.

Alliages d'or et de palladium. — L’or et le palladium se combinent aisément et en toutes proportions. L’alliage formé de 6 parties d'or et de I partie de palladium est presque blanc ; l’alliage de 4 parties d’or et de 1 partie de palladium est, d’après Cock, blanc, dur et ductile; enfin l’alliage composé de parties égales d’or et de palladium est gris de fer et possède une ductilité moindre que chacun des métaux composants.

Les alliages d’or, de palladium et d’argent se font très facilement, d’après Berthier, et en toutes proportions ; ils sont ductiles, mais plus denses et plus élastiques que les alliages binaires d’or et de palladium.

On connaît dans la nature un alliage triple d’or, d'argent et palladium ; c’est la Porpézite, formée de : 85,98 % d’or, 9,85 °/o de palladium, 4,17 % d’argent, et se présentant en grains cristallins jaunâtres.

Alliages» d’or et de rhodium. — Le rhodium se combine à l’or pour donner des alliages très ductiles, mais difficilement fusibles. L’alliage de 4 à 5 parties d’or et de 1 partie de rhodium est jaune d’or ; il est inattaquable par l’acide azotique et s’oxyde par calcination.

11 existe dans la nature un alliage d’or et de rhodium, la liliodite, composé de : Cl,2 % d’or, 58,6 de rhodium et 0,20 % d'argent.

Alliages» d’or et d’iridium. — D’après Tennant, l’iridium donne avec l’or un alliage ductile, de couleur jaune et attaquable par l’eau régale, qui dissout la totalité de l'or en laissant l’iridium ù l’état de poudre noire.

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