U ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE
Cette prise d’essai est ensuite broyée et mélangée intimement sur une table en fonte I), au moyen d’une molette C appelée grinder ou bucking hammer
(fig. 23), molette dont nous avons déjà parlé en traitant de l’échantillon des quartz aurifères. La table en fonte, d’environ 1 mètre carré de surface, a 25 millimètres d’épaisseur. Elle est munie d’un rebord de 5 centimètres sur trois de ses faces.
Fig. 23.
La molette, munie d’un manche de l ,u ,20 de longueur, pèse de 10 à 15 kilogrammes. On broie rapidement le minerai en la faisant glisser, sur la surface de la table, d’un mouvement alternatif joint à un léger balancement.
Le minerai, ainsi broyé, est réuni en un tas sur la table môme. On le divise au moyen d’un casier analogue à celui de la figure 22, mais de dimensions plus petites, c’est-à-dire de 0 in ,15 de côté et muni également de treize cases longitudinales.
La prise d’essai, ainsi effectuée, est réunie dans une manette ou sébile et doit peser de 500 à 700 grammes, suivant le nombre d’essais que l'on a à effectuer. On la broie très finement sur la table en fonte, préalablement bien nettoyée, au moyen d’une molette de môme forme que la grande molette, mais ne pesant que 2 kilogrammes.
La poudre, ainsi préparée, est encore divisée au moyen du petit casier, et le résultat de cette division, placé dans une sébile, passe au laboratoire pour les essais.
Ce matériel permet de faire rapidement un très grand nombre de prises "d'essais par jour et donne dans les bureaux d’essais une grande économie de main-d’œuvre.
i/on.
Il est utile d’avoir, dans un atelier d’essayage de minerais, un assortissement de cônes de rechange pour le premier appareil, car ces cônes, bien que faits en tôle de 5 à 4 millimètres d’épaisseur ou en fonte, s'usent rapidement par un usage continu. D’autre part, en ayant des cônes munis d’ouvertures de diverses dimensions, on peut augmenter ou diminuer à volonté la proportion du minerai prélevé sur la quantité totale déversée sur le cône.
On emploie aussi au Colorado un autre procédé pour prélever la prise
Le minerai est broyé par deux cylindres A (fig. 24), d’où il tombe dans une caisse verticale, munie de trois grilles superposées BGH, inclinées à 50° sur l’horizon et composées chacune de cinq barreaux aussi larges que les intervalles qu’ils laissent entre eux. La grille intermédiaire G est placée à angle droit avec les deux autres B, II. Le refus des trois grilles tombe dans le couloir à minerai J ; le minerai qui a traversé les grilles passe dans le couloir I, et sur cette portion, mise à part, ou prélève la prise d’essai par le procédé ordinaire.