CI
4AzH 3 .
CHLOROPLATINATE DE TRICHLORURE.
Ru.AzO.Cl 3 (AzH 3 ) 4 ,PtCl 4 .
Précipité cristallin jaune, très dense, à peine soluble dans l’eau froide, qu’on obtient immédiatement en mélangeant la dissolution du triehlorure de ruthénnitrosodiammonium et l’acide chloroplatinique (A. Joly).
Réduit dans un courant d’hydrogène, le chloroplatinate laisse un résidu formé de molécules égales de ruthénium et de platine.
Ru-f-Pt. Calculé: 46,04 pour 100.
Observé : 47,00 — 46,78 pour 100.
TRIBROIY1URE DE RUTHENNITROSODIAMIVlONlUIVi.
Ru.AzO.Br 3 (AzH 3 ) 4 .
Ce composé est absolument identique, par son mode de formation et par ses propriétés, au composé chloré ; il est jaune comme lui, mais moins soluble encore dans l’eau froide ou dans l’eau bouillante (A. Joly).
Pour la formule :
on calcule :
Ru.AzO.Br 3 (AzH 3 ) 4 = 439,4,
Trouvé :
Ru = 23,08.
Ru = 23,14.
La dissolution qui a laissé déposer le tribromure est rouge orangé ; par évaporation spontanée, elle donne des cristaux orangé rouge, fibreux, dont les propriétés sont celles du chlorhydrate d’oxydichlorure ; c’est aussi un bromhydrate d’oxydibromure :
Ru.AzO.OH.Br 2 (AzH 3 ) 4 ,HBr.
TRIIODURE DE RUTHENNITROSODIAMIYIQNIUIÏI.
Ru.Az0.1 3 (AzR 3 ) 4 .
La dissolution de l’oxydiiodure ammoniacal additionnée d’un excès d’acide iodhydrique laisse déposer, lorsqu’on la concentre par la chaleur, de petits cristaux d’un brun violacé, très denses, à peine solubles dans l’eau froide ; c’est le triiodure (A. Joly).
Pour la formule .:
Ru.AzO.l 3 (AzH 3 ) 4 = 580,4,
on calcule :
Ru =17,48.
Trouvé :
Ru = 17,54.
RUTHÉNIUM. 211
La liqueur acide qui surnage le précipité cristallin est peu colorée, elle contient encore du ruthénium, mais la formation d’un iodhvdrate d’iodure ne peut être affirmée.
AZOTATES DE RUTHENNITROSODIAIYIIYIONIUM.
Par double décomposition avec l’azotate d’argent, le trichlorure donne l’azotate
Ru.AzO. (Az0 3 ) 3 (AzH 3 ) 4 .
Le sel est jaune, plus soluble dans l’eau froide que l’azotate acide qui contient (AzO 3 ) 2 .
En évaporant à sec la dissolution d’un des chlorures ammoniacaux avec un excès d’acide azotique, on obtient le même composé. Mais, si l’on se contente de soumettre la dissolution de l’azotate en (AzO 3 ) 2 à une ébullition prolongée avec un excès d’acide azotique, la liqueur prend la couleur rouge des dissolutions de bichromates et laisse déposer, par le refroidissement, les cristaux du sel acide :
Ru.Az0.0H(Az0 3 ) 3 (AzH 3 ) i ,Az0 3 H.
SULFATES DE RUTHENNITROSODIAIYIMONIUM.
La théorie prévoit, sans compter les hydrates différents qui peuvent se former lorsqu’on fait varier la nature des milieux et la température de cristallisation, plusieurs sulfates (*).
L’étude de ces sels, bien que la plupart d’entre eux cristallisent fort bien, est rendue difficile par les décompositions partielles qu’éprouvent certains d’entre eux quand on essaye de les purifier par de nouvelles cristallisations dans l’eau pure.
1° Sel neutre. — Précipité cristallin, rose chair, très peu soluble dans l’eau froide, très difficilement soluble dans l’eau bouillante. Sa dissolution est neutre au méthyl-orange.
On l’obtient en reprenant par une petite quantité d’eau froide le sel acide décrit ci-dessous. La dissolution bouillante dépose par le refroidissement de fines aiguilles indéterminables, dont la composition peut être représentée par la formule : (S0 4 ) 3 (Ru.Az0) 2 (AzH 3 ) 8 + 10 H 2 0, ou :
/ Ru. AzO(AzH 3 ) 4 = SO*~l \Ru.Az0(AzH 3 ) i = S0*J
(1) Ces sels, dont quelques-uns seuls ont été cités, sans analyses à l’appui, dans une Note des Compt. rend, de l'Acad. des sciences, t. CXI, p. 969, seront décrits plus en détail dans un mémoire spécial (A. Joly).
2° Sel acide. — Fines aiguilles jaunes ou jaune orangé, obtenues en évaporant le chlorure en (OH.Cl 2 ) ou le chlorure en Cl 3 avec un léger excès d’acide sulfurique ; la cristallisation doit avoir lieu en milieu acide :
2 [Ru 2 (AzO) 2 (AzH 3 ) 8 (SO*) 3 ] + S0*H 2 + Aq.
COMPOSÉS DU RUTHÉNNITROSOAMMOIMIUM.
HYDRATE DE RUTHENNITROSOAMMONIUM.
Ru.Az0.(0H) 3 (AzH 3 ) 2 + H 2 0.
(Formule de Claus : Ru(OH) 2 (AzH 3 ) 2 + 4H 2 0.)